Guinée 0 Algérie 0 : A quoi joue Petkovic ?

Rien qu’à voir la composition du onze rentrant de Petkovic, le doute sur l’issue du match contre la Guinée a commencé à s’immiscer dans l’esprit des supporteurs des Verts.
Mandi et Tougaï dans le cœur d’une défense complètement dépassée, quatre jours plus tôt contre le Botswana ; Zerrrouki en sentinelle, lui dont le prêt dans son ancien club Twente est remis en question par son propre entraîneur qui a demandé qu’on le renvoie à Feynoord ; la titularisation de Mahrez, particulièrement décevant à Tizi-Ouzou, et de Benrahma sur les ailes, des décisions qui d’emblée pouvaient être préjudiciables au résultat. Avec des jeunes de qualité laissés, au coup d’envoi, sur le banc, la question sur les choix du coach bosnien est légitime d’autant que l’ensemble de l’équipe a déçu, lors du dernier match, à l’exception de Amoura et à un degré moindre, Bensebaïni et Bounedjah, ces deux derniers étant absents pour la rencontre d’hier pour cumul de cartons jaunes.
La confrontation avec le Sily national était d’autant plus attendue que c’est la seule équipe à avoir logiquement battu les Fennecs lors de ces éliminatoires pour le Mondial 2026, à Alger même.
Le début du match à Casablanca a confirmé les craintes entrevues alors que les joueurs semblaient perdus sur le terrain, largement dominés par des Guinéens qui auraient pu rentrer aux vestiaires avec un ou deux buts d’avance. Deux occasions ont été vendangés par Amoura, une première fois ratant son face-à-face avec le portier adverse alors qu’il était en position de hors jeu et la seconde fois, en touchant la balle avec sa main devant le même gardien.
Les Algériens ont repris la deuxième mi-temps sans changement dans son effectif avec le même scénario. Un jeu long et stérile, des pertes de balles au milieu, se compliquant la tâche en attaque. L’action à la 54e minute symbolise, à elle seule, la faiblesse du onze sur le terrain. En effet, sur un contre guinéen, la défense est prise à défaut, Mandi dans un premier temps, Guendouz ratant totalement sa sortie, n’était-ce l’intervention de Attal qui a sorti sur sa ligne le tir de l’attaquant adverse. Un gardien peu rassurant, très faible dans ses relances au pied.
Les rentrées de Hadj Moussa, Gouiri, Aouar et Bentaleb n’ont pas amélioré la qualité d’un jeu désorganisé, parfois sans âme des Fennecs qui se sont contentés d’un point qui peut faire la différence lors du décompte final.
Saïd OUSSAD

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