CHU: 580 nouveaux cas de Sida enregistrés en 2025

Le Service des maladies infectieuses du CHU d’Oran a enregistré 580 nouveaux cas de VIH/Sida durant l’année 2025, selon les derniers chiffres communiqués par l’établissement. Les personnes dépistées proviennent d’Oran mais aussi de plusieurs wilayas voisines.

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, les spécialistes ont rappelé que la prise en charge du VIH demeure « un processus exigeant », nécessitant un suivi médical strict et un accompagnement constant. Ils ont également mis en garde contre certaines pratiques quotidiennes pouvant favoriser la transmission du virus, telles que le partage d’objets coupants non stérilisés, l’utilisation commune de vaisselle non lavée ou encore la consommation dans un même verre ou une même assiette. Les baisers directs, le contact buccal avec les enfants, le partage d’oreillers ou encore l’usage d’une même seringue, comptent aussi parmi les comportements à risque.
La cheffe du service, Pr Mouffok, a indiqué que 4.551 patients suivent actuellement un traitement régulier au sein de la structure, représentant « des femmes et des hommes de tous âges » issus principalement des wilayas de l’Ouest.
Les spécialistes soulignent que les rapports sexuels non protégés, les relations multiples ainsi que le partage de seringues chez les consommateurs de drogues restent parmi les principales causes de contamination. Ils rappellent également que certaines personnes peuvent être porteuses du virus sans en présenter les symptômes, constituant ainsi un risque de transmission élevé pour leur entourage.
Pour marquer cette journée mondiale, la DSP d’Oran a organisé des portes ouvertes et des actions de sensibilisation destinées au grand public, en particulier aux jeunes. L’objectif : informer sur les dangers du VIH, encourager le dépistage et rassurer quant à la confidentialité totale entourant les résultats médicaux.
Les professionnels de santé insistent également sur la nécessité de briser les préjugés qui entourent encore cette maladie et freinent l’accès au dépistage.
K.B

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