Ouvrages d’art : Vers la révision du système antisismique

Les travaux de la conférence nationale sur la révision du système antisismique des ouvrages d’art ont été ouverts hier à Alger, réunissant experts, ingénieurs et responsables institutionnels.
Dans une allocution prononcée par son chef de cabinet, Mohamed Mahieddine, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djallaoui, a annoncé que le nouveau dispositif antisismique sera finalisé avant la fin de l’année. Il s’inscrit dans une approche nationale de gestion des risques majeurs, fondée sur la prévision, l’analyse préventive et une surveillance intelligente.
Une commission nationale spécialisée composée d’experts, d’universitaires et d’ingénieurs sera chargée d’élaborer un plan d’action global. Des équipes pluridisciplinaires entameront leurs travaux dans les prochains jours, suivies d’une seconde consultation nationale au cours du semestre.
Le ministre a rappelé que cette révision intervient 18 ans après l’adoption du système de 2008, et qu’elle est indispensable pour garantir la durabilité des infrastructures. Il a souligné le rôle de l’Agence nationale de contrôle technique des travaux publics et de l’École nationale supérieure des travaux publics dans l’accompagnement de ce processus, notamment par la formation et l’intégration des nouvelles technologies.
Les participants ont mis en avant l’importance de cette révision dans un contexte marqué par la multiplication des projets routiers, ferroviaires et de ponts. Ils ont cité la ligne minière ouest Béchar–Tindouf–Gara Djebilet et qui comprend plusieurs ouvrages nécessitant une protection durable.
Le directeur général de l’Agence nationale de contrôle technique, Omar Kadri, a précisé que le nouveau système sera aligné sur les évolutions introduites dans la réglementation parasismique des logements, notamment en matière de zonage sismique. Le PDG de la Société nationale des ponts et ouvrages d’art (SAPTA), Aïssa Naïdjaoui, a ajouté que cette mise à jour permettra de mieux cartographier les zones à risque. De son côté, Ferhat Fedghouche, directeur des études à l’École nationale supérieure des travaux publics, a rappelé que le parc national compte près de 10 500 ponts, ce qui rend cette révision incontournable.
Enfin, le délégué national à la prévention des risques majeurs, Hamid Afra, et le secrétaire général de l’Association nationale des routes, Ali Chekroun, ont insisté sur l’importance d’intégrer les technologies modernes dans la prévention des catastrophes.
M. Salah
