Après des semaines de tensions: Les USA et Israël frappent l’Iran

Des bombardements après des semaines de tension et de menaces américaines. Le samedi 28 février, les États-Unis et l’entité sioniste ont mené conjointement des frappes contre l’Iran.Hier matin, des panaches d’une épaisse fumée ont commencé à s’élever dans le centre et l’est de Téhéran, où deux fortes détonations ont également été entendues. D’après l’agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême Ali Khamenei et la présidence, ont été visés.

Des ambulances ont été envoyées dans le centre de Téhéran et les hôpitaux étaient en état d’alerte, selon le porte-parole du ministère de la Santé, Hossein Kermanpour, cité par l’agence officielle Irna. A l’heure où cet article est mis sous presse, le nombre éventuel de blessés et les zones exactes touchées n’ont pas été communiqués.
Selon l’agence de presse Fars, des explosions ont également été entendues dans plusieurs autres villes iraniennes dans la foulée de celles qui ont secoué Téhéran. Elles ont touché la grande ville d’Ispahan et la ville sainte de Qom, au centre du pays, Karaj, ville se trouvant à l’ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah, à l’ouest de l’Iran.
L’entité sioniste a été le premier État à communiquer sur les frappes menées en Iran hier samedi. Dans un communiqué, le ministère de la Défense israélien a ainsi annoncé avoir lancé une « frappe préventive » afin « d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, accusé de génocide dans la bande de Ghaza, a pour sa part évoqué dans un message vidéo une « opération » conjointe des États-Unis contre l’Iran.
Donald Trump a également pris la parole sur son réseau Truth Social pour confirmer que les États-Unis ont bombardé l’Iran dans une « opération de grande envergure ». Elle a été baptisée « Fureur épique », selon un message sur X publié par le Pentagone.
Objectif affiché par le président des États-Unis: « défendre le peuple américain » en « éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien », à commencer par le fait que l’Iran a « rejeté toutes les occasions de renoncer à ses ambitions nucléaires ».
Mais les ambitions de Donald Trump sont plus grandes encore puisqu’il a clairement appelé le « peuple iranien, grand et fier » à « s’emparer » du pouvoir.
Donald Trump a également appelé les « membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de la police » à « déposer les armes ». « Vous serez traités équitablement et bénéficierez d’une immunité totale, ou bien vous ferez face à une mort certaine », a menacé le président américain.

L’Iran riposte

La riposte iranienne n’a en effet pas tardé. Quelques heures après avoir été frappé l’Iran a à son tour tiré des missiles en direction d’Israël et des sirènes d’alerte antiaériennes ont retenti dans plusieurs régions des territoires occupés ainsi qu’à Jérusalem.
En réponse, les autorités israéliennes ont appelé la population à se rendre dans des abris et ont annoncé la clôture « de l’espace aérien israélien aux vols civils ».
Après les frappes menées par les Israéliens et les Américains, l’Irak, pays voisin de l’Iran, a décidé de fermer son espace aérien pour la journée de samedi. Des sirènes ont également retenti à Bahreïn, le siège de la flotte américaine dans la région, où une base des États-Unis a été frappée. D
es explosions ont aussi été entendues à Abou Dhabi et au Koweït.
En préparation aux représailles iraniennes, les États-Unis ont demandé au personnel de leur ambassade aux Émirats arabes unis ainsi qu’à leurs ressortissants de « se mettre à l’abri » tandis que les ambassades américaines au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie ont ordonné le confinement de leur personnel.C’est la deuxième fois en moins d’un an que les États-Unis et Israël mènent des frappes sur l’Iran.
En juin dernier, l’entité sioniste et l’Iran s’étaient livrés une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque d’Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien, ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire.
Washington s’était joint à l’offensive de son allié en frappant trois sites nucléaires iraniens dans le cadre d’une opération baptisée « Marteau de minuit ».
De nouvelles tensions sont apparues après un vaste mouvement de contestation d’Iraniens en janvier, auxquels Donald Trump avait promis de venir « en aide ».

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