Tebboune s’entretient avec ses homologues du Golfe
Dans un contexte marqué par une grave détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a eu, dimanche, une série d’entretiens téléphoniques avec plusieurs dirigeants arabes, afin d’échanger sur les derniers développements et de réaffirmer la solidarité de l’Algérie avec les pays frères.
Le chef de l’État s’est ainsi entretenu successivement avec Mohammed ben Salmane, prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite, auprès duquel il a pris des nouvelles du roi et du peuple saoudien, exprimant ses vœux pour un retour rapide à la paix et à la sécurité. Il a également téléphoné à Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, émir du Qatar, avec qui il a évoqué l’évolution de la situation régionale. Le président Tebboune a salué le rôle de médiation du Qatar et exprimé son soutien aux efforts visant à mettre fin à l’escalade.
Le président de la République a aussi discuté avec Abdallah II, roi du Royaume hachémite de Jordanie, sur les répercussions de la crise sur le peuple jordanien, souhaitant le retour du calme et de la paix. Il a abordé, avec Haitham ben Tariq, sultan d’Oman, les derniers développements militaires. Le président a exprimé son appréciation pour la médiation omanaise et les résultats positifs obtenus et réaffirmé à Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, émir du Koweït, son soutien en faveur d’un rétablissement rapide de la paix et de la sécurité, dans l’intérêt du peuple koweïtien.
Par ailleurs et sur son instruction, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a reçu dimanche les ambassadeurs des pays arabes directement touchés par les attaques militaires. Lors de cette rencontre, il a exprimé la pleine solidarité de l’Algérie avec ces États, rejetant toute atteinte à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale.
Le ministre a réaffirmé la position constante de l’Algérie : arrêt immédiat de l’escalade, recours au dialogue et à la retenue, afin d’éviter une extension du conflit et ses graves conséquences sur la sécurité régionale et internationale. G. Salima
