{"id":19359,"date":"2026-02-04T18:31:16","date_gmt":"2026-02-04T17:31:16","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=19359"},"modified":"2026-02-04T18:31:16","modified_gmt":"2026-02-04T17:31:16","slug":"gaada-cine-the-witch-a-la-cinematheque","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/algeriepresse.dz\/?p=19359","title":{"rendered":"Ga\u00e2da cin\u00e9 :  \u00abThe witch\u00bb \u00e0 la cin\u00e9math\u00e8que"},"content":{"rendered":"<p>Pour ce samedi 7 f\u00e9vrier, le cin\u00e9 club d\u2019Oran \u00abGa\u00e2da cin\u00e9\u00bb a annonc\u00e9, apr\u00e8s le choix du public, la projection, \u00e0 partir de 15 h, \u00abThe witch\u00bb de Robert Eggers, un film ind\u00e9pendant, sorti en 2015.<\/p>\n<p>L\u2019histoire se d\u00e9roule \u00e0 la Nouvelle-Angleterre en 1630 dans une colonie anglaise install\u00e9e en Am\u00e9rique dans les pr\u00e9mices de la colonisation europ\u00e9enne sur le continent. Une famille modeste et pieuse se fait alors exclure par leur communaut\u00e9 pour h\u00e9r\u00e9sie. S\u2019exilant loin des colonies britanniques, \u00e0 la lisi\u00e8re d\u2019une for\u00eat, ils m\u00e8nent une vie stricte et religieuse dans une ferme avant que des \u00e9v\u00e9nements \u00e9tranges vinrent perturber leur nouvelle vie.<br \/>\nIl s\u2019agit du premier film de Robert Eggers qui a rencontr\u00e9 un grand succ\u00e8s \u00e0 sa sortie, \u00e0 la fois aupr\u00e8s des critiques et des spectateurs. R\u00e9alis\u00e9 pour plus de 4 millions dollars, le jeune Eggers s\u2019est inspir\u00e9 de sa fascination pour les sorci\u00e8res et des contes folkloriques locaux.<br \/>\nApr\u00e8s avoir \u00e9crit le film, il l\u2019a propos\u00e9 aux producteurs, mais son sc\u00e9nario a, alors, \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de \u00absombre et de bizarre \u00bb, ce qui l\u2019a oblig\u00e9 \u00e0 le modifier pour l\u2019\u00e9dulcorer quelque peu et le rendre \u00abconventionnel \u00bb. A partir de l\u00e0, il est parvenu \u00e0 s\u00e9duire les investisseurs avant d&rsquo;\u00eatre, enfin, accept\u00e9 par des studios ind\u00e9pendants.<br \/>\nLe film est centr\u00e9 dans un contexte de l&rsquo;Am\u00e9rique puritaine du 17e si\u00e8cle, apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements des sorci\u00e8res de Salem, et cela dans le but d\u2019installer, dans le long-m\u00e9trage, un climat de parano\u00efa, avec un rythme long et serr\u00e9, ax\u00e9 sur la psychologie et la violence teint\u00e9 d\u2019une ambiance \u00e9sot\u00e9rique et mystique que fantaisiste.<br \/>\nCertains plans du film reprennent m\u00eame les c\u00e9l\u00e8bres tableaux artistiques, comme celui de Goya.<br \/>\n\u00abThe witch\u00bb n\u2019est pas une simple relecture de la sorcellerie au cin\u00e9ma, mais l\u2019exposition d\u2019un regard patriarcal parano\u00efaque, nourri d\u2019une peur fa\u00e7onn\u00e9e par la haine du f\u00e9minin. Dans ce cadre d\u2019oppression, la transgression n&rsquo;appara\u00eet pas comme une corruption morale mais comme la seule voie d&rsquo;\u00e9mancipation f\u00e9minine. Le cin\u00e9ma avait d\u00e9j\u00e0 sa propre vision du ph\u00e9nom\u00e8ne avant Eggers.<br \/>\nDans ses premiers \u00e2ges, la sorci\u00e8re \u00e9tait vue comme une menace morale n\u00e9e de l&rsquo;hyst\u00e9rie collective, la projetant comme superstition racont\u00e9e \u00e0 travers le point de vue majoritairement masculin, et c\u2019est dans ce m\u00e9canisme destructeur que le documentaire norv\u00e9gien de Benjamin Christensen, sorti en 1922, intitul\u00e9 \u00abHaxan, la Sorcellerie \u00e0 travers les \u00e2ges\u00bb expose la mani\u00e8re dont la misogynie transforme le f\u00e9minin comme un objet du mal.<br \/>\nWalid Mehenni<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour ce samedi 7 f\u00e9vrier, le cin\u00e9 club d\u2019Oran \u00abGa\u00e2da cin\u00e9\u00bb a annonc\u00e9, apr\u00e8s le choix du public, la projection, \u00e0 partir de 15 h, \u00abThe witch\u00bb de Robert Eggers, un film ind\u00e9pendant, sorti en 2015. 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