Arzew: Trois ans de prison pour avoir tué son frère
Le tribunal criminel a condamné K. Fethi à trois ans de prison ferme pour coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner sur la personne de son propre frère.
Les faits de ce drame, selon l’arrêt de renvoi, ont eu lieu le 21 mai 2023 au niveau de la localité d’Arzew. Une dispute a éclaté entre les deux frères lorsque Fethi est rentré à la maison dans un état d’ébriété avancé en vociférant et en criant, troublant le calme de la maison endormie. Brusquement réveillé, son frère lui enjoint d’arrêter de crier et de proférer des gros mots par respect pour sa mère également réveillée. Le ton monte rapidement entre les deux hommes et au milieu des insultes et des invectives, Fethi portera un violent coup de tête à son frère qui tombera à terre. Réalisant qu’il est sans connaissance, sa mère l’évacue rapidement aux urgences d’El-Mohgoun où on lui recommande de le transporter à l’EHU d’Oran. Là, il est admis au service des soins intensif et restera pendant quatre jours plongé dans un coma profond. Il ne se réveillera jamais.
Une enquête est alors ouverte et Fethi est entendu par les services de la police. Il expliquera que des problèmes l’opposaient à son frère et que, le jour du drame, celui-ci avait tenté de le frapper et de l’étrangler. «Je n’ai d’abord pas réagi. Mais lorsqu’il m’a bousculé une deuxième fois, je lui ai donné le coup de tête mais je n’ai jamais pensé que cela allait le tuer. Ma mère l’a évacué à l’hôpital d’El-Mohgoun puis vers l’EHU». Le suspect niera, par ailleurs, avoir été en état d’ébriété.
Cité à la barre du tribunal criminel, le mis en cause ne changera pas de déclarations mais insistera sur le fait que ce jour-là il ne se trouvait pas en état d’ivresse. «Je n’ai pas provoqué la dispute et je n’ai jamais voulu frapper mon frère. C’est lui qui m’insultait et me frappait jusqu’à ce que je perde le contrôle de mes nerfs et lui assène ce coup de tête fatal», assurera-t-il.
Le représentant du ministère public requerra contre l’accusé sept ans de prison ferme alors que la défense plaidera les circonstances atténuantes.
Zemmouri. L
