Formation professionnelle : Etre au diapason du marché de l’emploi

Dans un contexte économique en mutation, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine El-Mahdi Oualid, a annoncé ce dimanche depuis Blida une stratégie ambitieuse visant à adapter les offres de formation aux besoins réels du marché du travail.
Durant une conférence de presse organisée en marge du lancement de la session de février 2025, le ministre a souligné la nécessité d’un alignement renforcé entre le secteur de la formation professionnelle et les exigences de l’emploi.
Selon M. Oualid, en étroite collaboration avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, l’objectif est de réduire les formations excédentaires et de favoriser l’émergence de filières en forte demande. À cet effet, 426 spécialités ont été ouvertes, dont quatre nouvelles axées sur la maintenance dans les domaines de l’aéronautique, de la gestion aéroportuaire et de l’automobile, répondant ainsi aux attentes des investisseurs, notamment dans la wilaya d’Oran, réputée pour son dynamisme dans la construction automobile.
Le ministre a également évoqué le lancement d’un vaste projet de création de 15 centres d’excellence répartis à travers le pays, dont le premier centre dédié à l’industrie mécanique et au montage automobile, à Oran, qui devrait entrer en service dès la rentrée d’octobre 2025. Ces centres, destinés à former une élite capable de répondre aux spécificités des différents secteurs industriels régionaux – de l’industrie pharmaceutique au textile et à la sidérurgie – visent à repenser la carte de la formation en Algérie.
Parallèlement, à Blida, M. Oualid a supervisé le démarrage de la deuxième session de formation en entrepreneuriat destinée aux diplômés, offrant ainsi aux jeunes la possibilité d’accéder à des crédits de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA) pour financer leurs projets innovants.
En résumé, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir l’intégration des jeunes dans le monde professionnel, en modernisant les formations pour qu’elles reflètent les réalités du marché, tout en favorisant l’esprit entrepreneurial et en assurant une meilleure adéquation entre compétences et besoins économiques.
Ch.G
