Polémique autour du médicament « Sintrom  » : Le ministère rassure et ouvre une enquête

Alors que des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux évoquaient récemment l’introduction sur le marché national de lots falsifiés du médicament « Sintrom », qui ralentit la coagulation du sang, entre autres, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a tenu à clarifier la situation.

En marge d’une visite d’inspection à Alger, il a affirmé que la production de ce médicament est désormais localisée en Algérie depuis 2023, et qu’aucune importation n’a eu lieu depuis.
Le ministre a précisé que des génériques du produit sont disponibles sur le marché, et a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine exacte des produits suspectés d’être contrefaits.
Profitant de sa tournée, M. Kouidri a également inspecté le futur Centre de recherche, développement et innovation du groupe pharmaceutique public Saïdal, situé dans la commune de Rahmania. Ce projet stratégique, dont les travaux ont débuté en 2017, devrait être livré avant la fin de l’année, après plusieurs retards non justifiés.
Financé par le Fonds national d’investissement à hauteur de 2 milliards de dinars, ce centre aura pour mission de développer des médicaments génériques, des compléments alimentaires, des produits parapharmaceutiques, et de renforcer la capacité de veille technologique et d’innovation du groupe. Il accompagnera aussi les unités de production de Saïdal et contribuera à la valorisation des matières premières locales.
Le ministre a souligné que la production locale de médicaments couvre actuellement environ 80 % des besoins du pays, ce qui marque une avancée significative. Toutefois, certains segments restent saturés, ce qui appelle à mieux orienter les investissements vers les produits encore largement importés.
Des efforts sont en cours pour réduire la facture des importations, notamment avec la mise en service, cette année, de nouvelles unités de production de principes actifs. Une unité de stérilisation des dispositifs médicaux est également à l’étude, sachant que 98 % de ces produits sont encore importés.
Au cours de sa visite, le ministre s’est rendu à l’usine « Hikma Pharma Algérie » à Staouéli, spécialisée dans les injectables et dotée d’une capacité annuelle de 10 millions d’ampoules. Il s’agit du premier investissement du groupe jordanien Hikma en Afrique du Nord, à hauteur de 30 millions de dollars.
Il a également visité l’unité M1 du laboratoire Merinal à Oued Smar, une entreprise dynamique qui mise sur l’innovation et la qualité, avec des exportations vers 12 pays, essentiellement africains.
M. Salah

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