Des prises de décision et des retards inexpliqués : Quid du nouveau service de l’infection du CHUO ?

Depuis 2015, année où la pierre inaugurale du nouveau service de l’infectieux a été posée, sa réception fait toujours défaut. Sur les lieux, on constate bien que les travaux sont finis, toutefois aucune réception n’est programmée à ce jour.
Il s’agit d’un bâtiment de quatre étages avec une capacité de 64 lits et l’enveloppe qui lui a été consacrée, a été estimée à 20 milliards de centimes. Suite à ce retard sans explications, on saura, de sources médicales, que ce service devant abriter l’infectieux, devait aussi recevoir cinq autres services. Ainsi le dit service, composé d’un Rdc+4 étages, sur une superficie de 9.000 m², devra également abriter les services de neurologie, urologie, rhumatologie, réanimation et anesthésie ainsi que celui de la chirurgie vasculaire, vu la vétusté des services déjà existant au niveau du CHU d’Oran. Même si plusieurs dates de sa réception avaient été avancées par les services concernés, apparemment elles ont été remises à plus tard. Selon des sources de la direction du CHUO, les travaux avaient été lancés, ce début d’année, pour être par la suite interrompue à ce jour.
Concernant l’ancien service de l’infectieux et qui devait être installé au niveau de ce bâtiment, on apprend que des travaux de rénovation vont être lancée afin de le remettre à niveau. Mais le plus important est de savoir, sachant dans quel état se trouve le service de l’infectieux, pourquoi aucune décision n’a été prise soit afin d’affecter ce nouveau bâtiment à l’infectieux, ou encore de désigner une autre structure sanitaire parmi celles qui sont fermées pour l’héberger. En effet, l’état vétuste des lieux et l’insalubrité régnante sont encore présents.
Toujours est-il que cette nouvelle construction, érigée voila maintenant huit années, attend toujours d’être réceptionnée. Rappelons que lors du lancement de ce projet, le bâtiment devait comporter un plateau technique complet, un laboratoire et des équipements de radiologie. Ainsi et pour mettre en œuvre ce nouveau service, des conventions avaient été conclues avec deux hôpitaux et un institut français pour un accompagnement technique de la réalisation. Mais, tous ces projets lancés n’ont pas aboutis.
Zemmouri L.
