Rentrée universitaire: Les défis du numérique

Près de 80.000 étudiants ont rejoint cette année les universités et écoles supérieures d’Oran, confirmant la ville comme l’un des plus grands pôles universitaires du pays.
La wilaya d’Oran abrite trois universités — Ahmed Ben Bella, Mohamed Ben Ahmed et Mohamed Boudiaf — ainsi que cinq écoles nationales spécialisées. Ensemble, elles rassemblent des dizaines de milliers d’étudiants, dont 34 000 logés en résidences universitaires.
Cette concentration, selon le wali, Samir Chibani, représente « un vivier de talents » capable d’accompagner les grands chantiers de développement du pays, qu’il s’agisse de la numérisation, de l’économie bleue, de la mécanique, de l’industrie ou encore des services.
La cérémonie officielle d’ouverture de l’année universitaire 2025-2026 s’est tenue à la faculté de médecine de l’université d’Oran 1 Ahmed Ben Bella. Devant un amphithéâtre rempli de nouveaux inscrits, le wali a insisté sur la rigueur et le sérieux que requiert la formation universitaire :
« L’avenir de l’Algérie est tributaire des capacités scientifiques de sa jeunesse. Le futur appartient aux nations qui misent sur la pensée, l’innovation et la créativité », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’État avait consenti d’importants investissements dans les infrastructures pédagogiques et les ressources humaines afin de faire de l’université « un incubateur d’idées et d’innovations ».
M. Chibani a également souligné la nécessité d’aligner la formation universitaire sur les besoins du marché du travail. « Le monde numérique exige non seulement de l’utiliser, mais surtout d’y investir et d’en devenir les acteurs », a-t-il affirmé.
De son côté, le recteur de l’université d’Oran 1, le professeur Abdelmalek Amine, a mis en avant les priorités de l’établissement : amélioration de la qualité académique, valorisation de la recherche scientifique, soutien à l’innovation et ouverture sur le monde économique.
Cette année, l’université d’Oran 1 accueille 5 000 nouveaux inscrits et propose plusieurs formations inédites. Une spécialité en langue turque a déjà séduit plus de 100 étudiants, tandis qu’un département des arts en a enregistré 118.
Khaled Boudaoui
