Tissu productif et compétitivité nationale: Le plan d’action de l’Industrie

Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a présenté samedi devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) les grandes lignes d’un programme global de développement industriel, inscrit dans le cadre du projet de loi de finances 2026.
Ce plan vise à moderniser la base de production, à renforcer l’innovation et à stimuler la compétitivité des entreprises et des laboratoires nationaux.
Le ministre a souligné que son département œuvre à bâtir une industrie nationale durable, fondée sur la qualité, l’innovation et le partenariat intersectoriel. Parmi les actions engagées le développement des activités de normalisation, d’accréditation et de conformité aux standards internationaux, l’élaboration de fiches techniques pour les produits et processus industriels, en coordination avec les secteurs concernés ainsi que la révision du cadre législatif et réglementaire lié à l’innovation et à la propriété industrielle.
Le ministère entend également identifier les filières à fort potentiel d’innovation et soutenir les start-up technologiques, notamment dans les domaines de l’industrie high-tech, en favorisant la coopération avec les universités et les centres de recherche. Il a, par ailleurs, insisté sur la valorisation des compétences nationales et le développement du savoir-faire spécialisé, en particulier dans les secteurs de l’économie circulaire, verte et numérique.
Le programme prévoit la création de réseaux industriels entre entreprises et groupes professionnels pour renforcer l’intégration des filières. Le développement de la sous-traitance est considéré comme une priorité stratégique, avec l’élaboration d’une feuille de route nationale et la mise en place de mécanismes d’échange d’informations entre les acteurs.
Concernant le foncier industriel, le ministre a indiqué que les efforts se poursuivent pour accroître la disponibilité des terrains, développer les zones d’activités et zones industrielles, finaliser les aménagements et raccordements aux réseaux ainsi qu’améliorer les mécanismes de gestion et constituer des bases de données nationales actualisées.
Pour les petites et moyennes entreprises (PME), des programmes sont en cours pour renforcer leur compétitivité et les adapter aux évolutions technologiques, notamment dans les domaines de l’économie verte et numérique.
Le ministre a précisé que plus de 88 % du budget du secteur pour 2026 seront consacrés à l’achèvement des projets en cours, dont la réalisation de la Maison de la qualité, financée en partie par l’INAPI.
G. Salima
