Les producteurs de dattes exposent leurs difficultés : L’État promet de nouvelles mesures

Santé des palmiers, manque de laboratoires pour les analyses, absence de certification claire, oasis dégradées, problèmes de stockage et de transport… Ce sont les principales préoccupations exprimées par les agriculteurs et exportateurs de dattes lors d’une rencontre nationale organisée lundi à Alger.
Les professionnels ont également pointé les défis liés à la mécanisation, au conditionnement, au financement et à l’assurance, autant de freins qui ralentissent la modernisation d’une filière pourtant stratégique.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Agriculture, Yacine El‑Mahdi Oualid, a réuni les acteurs du secteur au siège de la Chambre nationale d’agriculture. Il a rappelé que l’Algérie dispose de près de 19 millions de palmiers dattiers et de centaines de variétés, un potentiel considérable pour diversifier les exportations hors hydrocarbures. Le ministre a insisté sur la nécessité de transformer cette richesse en opportunités économiques, en misant sur la qualité et la structuration de la filière.
Parmi les mesures annoncées figurent la mobilisation de produits phytosanitaires contre les ravageurs comme le « Boufaroua » et le « Bayoud », le recensement des besoins en mécanisation avec un appui de la société Agrodiv, ainsi que la création d’un laboratoire spécialisé en certification et labellisation en partenariat avec l’INRAA. L’État encourage aussi la constitution de coopératives pour faciliter la commercialisation et renforcer les exportations, tout en soutenant la participation aux salons internationaux.
Les autorités ont rappelé les efforts déjà engagés ces dernières années : lutte contre les parasites en 2023, amélioration de la chaîne de froid et du conditionnement en 2024, ouverture de pistes agricoles et raccordement à l’électricité en 2025. La rencontre de 2026 s’inscrit dans cette continuité, avec un accent mis sur la digitalisation des procédures et l’accompagnement des producteurs dans l’accès au crédit Tabrid, notamment pour ceux qui ne disposent pas de titres de propriété.
Enfin, le ministre a évoqué la simplification des démarches administratives et bancaires pour les exportateurs, ainsi que la mise à disposition de conteneurs de grande capacité afin de réduire les délais et coûts logistiques.
T.F
