Affaire de la drogue saisie à Arzew: 12 ans de réclusion pour deux accusés
Le tribunal criminel de première instance près la Cour d’Oran a examiné, après opposition, le dossier des nommés H. Mohamed et G. Mahfoud. Poursuivis pour trafic de stupéfiants et de drogues dures dans le cadre d’une bande criminelle organisée, ils étaient impliqués dans une saisie de 11,5 kg de kif traité et 519 grammes de cocaïne. À l’issue des délibérations, ils ont été condamnés à 12 ans de réclusion criminelle.
Cette affaire remonte au 5 juin 2020. Suite à des renseignements parvenus aux services de sécurité concernant un important transit de drogue par Oran, destiné à être entreposé dans une maison louée par le dénommé B.S., une enquête approfondie a été ouverte. C’est ainsi que la brigade mobile de l’inspection divisionnaire des douanes d’Arzew, en étroite coordination avec les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), a intercepté un véhicule conduit par ce même B.S., chargé d’assurer le stockage de la marchandise. Les douaniers et les militaires y ont découvert et saisi les 11,5 kg de kif. Dans la foulée, la perquisition menée à son domicile a permis de mettre la main sur les 519 grammes de cocaïne.
Cette opération s’est également soldée par l’arrestation, sur les lieux, d’un autre complice, le nommé A.A., ainsi que de trois autres individus, dont une jeune femme, qui roulaient à bord d’un véhicule ouvrant la route au convoi. Au total, quatre véhicules ont été saisis par les enquêteurs. Les investigations ont par ailleurs déterminé que ces stupéfiants, expédiés depuis Oran, devaient initialement être commercialisés à Alger.
Appelés à la barre du tribunal criminel, Mohamed et Mahfoud ont nié en bloc les faits qui leur sont reprochés. Pour rappel, leurs noms avaient été donnés par les deux principaux prévenus, B.S. et A.A., lors d’un premier procès où ces derniers avaient écopé de sept et huit ans de prison ferme, tandis que quatre autres co-prévenus, dont la jeune femme, avaient bénéficié de l’acquittement.
Lors des audiences précédentes comme devant le magistrat instructeur, B.S. et A.A. n’ont jamais varié dans leurs déclarations : ils ont reconnu les faits tout en expliquant que la drogue ne leur appartenait pas et qu’ils s’étaient simplement engagés à assurer le stockage et le transport contre une forte somme d’argent. Ils avaient alors désigné un certain H.M. comme le véritable cerveau de ce réseau, lequel est toujours en fuite.
Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a lourdement insisté sur les liens étroits unissant les différents membres de ce réseau avant de requérir quinze ans de réclusion criminelle à l’encontre des deux opposants. De son côté, la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
