De nouveaux postes à l’UA: La diplomatie algérienne à l’honneur

L’Algérie vient d’engranger une nouvelle série de postes et d’adhésions au sein des structures de l’Union africaine (UA), un acquis qui s’inscrit dans une dynamique plus large de retour de la diplomatie algérienne au premier rang, à la fois régional, continental et international.
L’ambassadeur Mohamed Khaled, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’UA, a été désigné à la présidence du Comité des représentants permanents (COREP) chargé des droits de l’Homme, de la démocratie et de la gouvernance. Parallèlement, l’Algérie a été choisie pour siéger au Comité ministériel sur les candidatures africaines dans le système international, au Comité ministériel de suivi de l’Agenda 2063, au Comité des représentants permanents sur les questions environnementales, ainsi qu’aux Comités techniques spécialisés sur la culture, la jeunesse et le sport, et sur les communications et les transports, sans oublier le Centre opérationnel continental de lutte contre la migration irrégulière, basé à Khartoum.
Cette percée à l’UA ne survient pas isolément. Elle fait suite à une série de signaux convergents qui dessinent, depuis plusieurs mois, le retour d’une diplomatie algérienne plus offensive sur les grandes scènes multilatérales. À New York, le Groupe des ambassadeurs africains auprès des Nations unies a ainsi approuvé à l’unanimité la candidature de l’ambassadeur algérien Amar Bendjama à la présidence du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), l’un des six organes principaux de l’institution. Sauf surprise lors du vote officiel attendu le 23 juillet devant l’ensemble des États membres, le diplomate algérien prendra ses fonctions à la fin du mois de juillet 2026 pour un mandat d’un an.
Cette nouvelle distinction couronne un parcours déjà marqué par l’engagement de l’ambassadeur Bendjama sur la cause palestinienne et sur plusieurs dossiers africains sensibles – Sahel, Libye, Sahara occidental – au nom des principes défendus par Alger : règlement pacifique des conflits, rejet des ingérences étrangères et respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Une implication qui lui avait déjà valu, en décembre 2025, d’être décoré par le président Abdelmadjid Tebboune.
Elle s’inscrit également dans la continuité du mandat algérien (2024-2025) au Conseil de sécurité de l’ONU, le quatrième de l’histoire du pays, durant lequel la diplomatie algérienne a affiché sa volonté de porter la voix des peuples sous domination coloniale et de défendre les principes du règlement pacifique des conflits.
À ces avancées s’ajoute la sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), officialisée le 19 juin 2026 – un signal de crédibilité institutionnelle qui renforce, sur le plan économique et financier, l’image internationale du pays.
G. Salima