Election de l’Assemblée nationale constituante : Alger commémore le 64e anniversaire
Le rôle précurseur de l’Assemblée nationale constituante dans l’édification des institutions de l’État algérien indépendant a été mis en lumière mercredi à Alger, à l’occasion d’une conférence commémorant le 64e anniversaire de son élection.
Organisée au siège du journal El Moudjahid par l’association Machaâl Echahid, cette rencontre a été marquée par l’intervention du moudjahid Aïssa Kasmi. Ce dernier s’est arrêté sur le contexte entourant la création de cette instance institutionnelle, le 20 septembre 1962, soulignant son action fondamentale au lendemain de l’indépendance, notamment par l’élaboration de la première Constitution de 1963 et la constitution du Gouvernement mené par Ahmed Ben Bella.
L’intervenant a précisé que la tenue de ces élections constituantes, organisées dans le sillage de la proclamation du cessez-le-feu et du référendum d’autodétermination, est venue démentir les thèses de l’administration coloniale française qui tablait sur l’incapacité des Algériens à gérer le pays après la fin de la colonisation.
Le moudjahid a également mis en relief l’action de Ferhat Abbas, rappelant qu’il fut le premier président élu de l’Assemblée nationale constituante, après avoir incarné la présidence du premier Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) durant la guerre de Libération, à partir du 19 septembre 1958.
Revenant sur les prérogatives prioritaires de cette Assemblée, Aïssa Kasmi a rappelé que sa mission première résidait dans le façonnement du texte constitutionnel fondateur de la République, soulignant que ce projet fut adopté en août 1963 avec un ralliement de 139 voix.
Gh.G
