Prise en charge contre le cancer : L’engagement de l’Etat

L’engagement de l’État à mobiliser l’ensemble des moyens humains et matériels pour améliorer la prise en charge des malades atteints de cancer a été réaffirmé mardi à Alger par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene.
Inaugurant la 2e édition du Congrès international du malade atteint de cancer, tenue sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, sous le thème « Pour une approche globale nationale de la lutte contre le cancer : une synergie au service du patient », le ministre a souligné que ces assises constituent une plateforme d’échange d’expériences plaçant le malade au centre de la politique de santé publique.
M. Ait Messaoudene a rappelé les ressources significatives engagées à cet effet, citant notamment « la mise en place de 15 centres de lutte contre cette maladie, de 24 centres de radiothérapie et de 61 accélérateurs linéaires, avec l’intégration de 52 traitements innovants au sein de la pharmacopée thérapeutique nationale, en plus de veiller à renforcer le diagnostic précoce et à garantir la continuité du parcours de soins ».
Prenant la parole, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a mis en avant le saut qualitatif réalisé dans la fabrication locale de médicaments, précisant que le pays s’appuie désormais sur « 250 établissements pharmaceutiques ayant permis de couvrir 82% des besoins nationaux en médicaments ».
M. Kouidri a affirmé que son secteur s’emploie à « encourager l’investissement et les partenariats, à promouvoir le transfert de technologie et d’expertise dans le domaine de la production des médicaments anticancéreux, ainsi qu’à asseoir un environnement favorable au développement des essais cliniques dans le domaine de la recherche et du développement pharmaceutiques ».
De son côté, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a souligné la dimension capitale du soutien social, le qualifiant de « maillon essentiel dans le parcours d’aide au patient et à sa famille pour faire face aux répercussions sociales et psychologiques de cette maladie ».
Mme Mouloudji a précisé que l’implication de son département s’appuie sur « la pleine conscience de l’importance de consacrer le travail participatif, afin de lutter contre cette maladie et d’améliorer les conditions des patients et de leurs accompagnateurs ». Elle a rappelé les actions menées sur le terrain, passant par « l’aménagement et l’équipement de centres de prise en charge sociale des patients, l’activation des mesures relatives à la gratuité des médicaments au profit des personnes démunies non assurées socialement ainsi que des ayants-droit mineurs, sans aucun plafonnement du nombre d’ordonnances ni de leur montant, outre l’octroi d’aides financières aux associations à caractère social et humanitaire ».
Sur le plan organisationnel et stratégique, le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le Pr Adda Bounedjar, a révélé qu’une cellule de travail dédiée a été créée auprès des services du Premier ministère afin d’assurer le suivi de la feuille de route nationale.
Le Pr Bounedjar a indiqué que l’instance qu’il dirige « avait tenu une rencontre avec 85 associations activant dans le domaine de la lutte contre le cancer, à l’issue de laquelle, un ensemble de recommandations a été formulé et soumis au président de la République, qui les a approuvées, leur mise en œuvre ayant été entamée ».
Pour sa part, le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Kamel Sanhadji, a insisté sur l’urgence d’articuler la riposte autour de la prévention, du dépistage précoce et de la standardisation des protocoles de soins sur l’ensemble du territoire, dans le but d’infléchir l’incidence de la maladie et de maximiser le taux de survie.
Enfin, la présidente de la Fédération algérienne des associations de patients atteints de cancer, Hamida Kettab, a estimé que la dynamique actuelle traduit l’entrée des efforts nationaux « dans une nouvelle ère, avec la concrétisation d’une vision stratégique et d’une volonté politique ferme, dont les fondements ont été posés par le président de la République en faisant de la lutte contre le cancer une priorité nationale ».
Mme Kettab a conclu en rappelant que le suivi des patients « ne peut relever de la responsabilité d’un seul secteur, mais nécessite une complémentarité et une coordination étroite entre l’ensemble des acteurs ».
Salima G.

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