COP17 sur la diversité biologique : Tebboune réaffirme l’engagement de l’Algérie

À l’occasion du Sommet des dirigeants de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP17), qui se tient à Erevan, en Arménie, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé ce vendredi une allocution aux participants, lue en son nom par le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri.

Le président de la République a ainsi situé les enjeux de cette rencontre dans un contexte mondial critique. Il a rappelé que cette conférence se déroule dans un climat « marqué par l’aggravation des crises environnementales et une prise de conscience croissante de la nécessité d’établir un équilibre entre les exigences du développement économique et la préservation de la biodiversité, à travers la réhabilitation des écosystèmes et l’exploitation rationnelle et durable des ressources ».
Le Président a souligné la portée stratégique de ce rendez-vous d’Erevan, qui constitue « la première étape d’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, notamment en ce qui concerne la réalisation des objectifs fixés à l’horizon 2030 et le redressement de la trajectoire, en passant de la phase des engagements à celle de leur mise en œuvre effective ».
Mettant en relief la politique nationale de préservation de la faune et de la flore face aux pressions humaines et climatiques (désertification, incendies), le président Tebboune a affirmé que « l’Algérie a traduit ses engagements internationaux en une réalité concrète, à travers l’actualisation et le dépôt de sa Stratégie et de son Plan d’action nationaux en matière de diversité biologique pour la période 2025-2030, au titre d’une approche participative, qui a permis de définir 24 objectifs nationaux et 93 mesures de mise en œuvre, en cohérence avec le Cadre mondial de la biodiversité ».
Sur le terrain, les réalisations témoignent de ce bond qualitatif. Le réseau national de zones protégées s’est élargi pour compter désormais « 24 zones classées couvrant des écosystèmes marins, forestiers, montagneux, steppiques et sahariens ». Le travail d’inventaire scientifique a permis d’approfondir la connaissance du patrimoine vivant avec le recensement de « plus de 27.000 espèces vivantes à ce jour, dont 8.500 espèces végétales et 18.000 espèces animales ». De plus, la préservation des parcs culturels, alliant biodiversité et patrimoine archéologique, a permis « d’élargir le champ de la conservation nationale de près d’un (1) million de kilomètres carrés ».
Parmi les chantiers majeurs, le président de la République a mis en exergue la relance du Barrage vert sur une superficie de 4,7 millions d’hectares. Conçu comme un « rempart naturel contre l’avancée des sables », ce projet vise à « renforcer le couvert végétal et forestier et préserver et restaurer les écosystèmes, au titre d’une approche intégrée alliant durabilité environnementale et sociale et retombées économiques au profit des populations locales ». Dans le domaine de la sécurité alimentaire et environnementale, l’Algérie a concrétisé la mise en service de la Banque nationale des semences, « un nouveau jalon dans le processus de réalisation du développement agricole durable », tout en lançant le projet du Musée national environnemental de la biodiversité.

L’appel à l’équité internationale

Abordant le volet des engagements internationaux, le président de la République a insisté sur la nécessité de dépasser les simples déclarations d’intention. L’Algérie, a-t-il affirmé, « est pleinement consciente que la crédibilité du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal se mesure à l’aune des actions concrètement mises en œuvre sur le terrain, et non des engagements proclamés dans les fora internationaux ».
Plaidant pour une véritable solidarité envers les pays en développement, il a rappelé que la préservation des écosystèmes pour les générations futures « exige une solidarité internationale à la hauteur des défis à relever, notamment à travers la mise à disposition des moyens de mise en œuvre nécessaires au profit des pays en développement, notamment un financement suffisant, conformément aux engagements convenus, le renforcement des capacités, le transfert de technologie et la consolidation de la coopération internationale, en tenant compte des différentes spécificités et priorités nationales ».
En conclusion, le président Tebboune a réitéré le plein engagement de l’Algérie en faveur des objectifs de la Convention, formant le vœu que les conclusions du Sommet d’Erevan aboutissent à « des résultats concrets, à même de renforcer la solidarité et la coopération internationales en faveur de la protection de la biodiversité et de la réalisation d’un développement durable pour tous ».
Salima G.

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