Festival international d’Oran du film arabe: Le cinéma s’invite dans les daïras

Sous l’égide sur festival international d’Oran du film arabe, une caravane de onze courts métrages révolutionnaires fera escale dans les places publiques de la wilaya du 24 octobre au 2 novembre. En effet les places publiques d’Oran et de plusieurs communes de la wilaya se transformeront en espaces de projection à l’occasion du 72e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.

L’objectif est de faire découvrir au public des œuvres qui évoquent les sacrifices du peuple algérien et les grandes étapes de son combat pour la liberté et l’indépendance. En privilégiant les espaces ouverts plutôt que les seules salles de cinéma, les organisateurs entendent donner à cette initiative une dimension populaire et permettre à davantage de citoyens d’accéder aux projections. La caravane devait entamer hier son parcours en soirée (à partir de 19 heures), sur la place du 1er Novembre, dans la commune d’Oran.
Cette première séance marque le début d’un programme qui se poursuivra jusqu’au 2 novembre dans différents espaces publics de la wilaya. La manifestation est organisée en coordination avec la Direction de la culture et des arts d’Oran.
Le public pourra découvrir une sélection de onze courts métrages algériens, dont « Exécution » de Youcef Mahsas, « Murmures de l’aube » de Kamel Rouini, « Pour toi » de Khaled Kebiche, « La Sakia » de Mehdi Tasabest, et « El-Alem » d’Ahmed Agoun. À cette sélection s’ajoutent « Belâradj » de Khaled Bounab, « La Fleur du désert » d’Oussama Ben Houssine, « Souvenirs sanglants » de Mourad Bouamrane, « L’Avion jaune » de Hadjer Sabata, ainsi que « Le Grand Défi » de Walid Bouchebah.
Ces productions placent la mémoire de la Révolution au cœur de la programmation et offrent un regard cinématographique sur les événements et les sacrifices qui ont marqué la lutte nationale. Elles constituent également une occasion de faire connaître des œuvres algériennes à des spectateurs qui n’ont pas toujours la possibilité de fréquenter les salles de projection.
En allant à la rencontre des habitants dans leurs propres quartiers et communes, le Festival international du film arabe d’Oran cherche ainsi à élargir les publics du cinéma et à inscrire la commémoration du 1er Novembre dans une démarche de proximité culturelle.
Cette tournée entend rappeler que le cinéma peut aussi jouer un rôle essentiel dans la préservation de l’histoire nationale et sa transmission aux jeunes générations.

Fayçal A.

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