Pollution : Ces lixiviats qui dégradent l'environnement

Le président du réseau «Eco-Citoyenneté», Yahyaoui El Houari, a tiré la sonnette d’alarme sur le problème du lixiviat qui se déverse des bennes tasseuses. Le lixiviat est le liquide résiduel provenant de la percolation de l’eau à travers un matériau, dont une fraction peut être soluble. Ce matériau traversé peut être, par exemple, une poudre, un corps poreux insoluble ou très faiblement soluble, ou encore un amas quelconque de corps solides, avec des fractions liquides et gazeuses. Ce terme désigne notamment les jus issus de déchets, de composts, de cendres, de décharges ou de dépotoirs divers. Le déversement du lixiviat dans les rues d’Oran ternit l’image de la ville. En effet, des traces noires sont visibles à côté des bacs à ordures. Dès le passage de la benne-tasseuse pour la collecte, il devient difficile de circuler car le camion déverse un liquide noir propageant des odeurs nauséabondes qui peuvent être nocives pour la santé publique, notamment durant la saison des fortes chaleurs. «Ce liquide provient des déchets organiques. Les citoyens utilisent de grandes quantités de déchets organiques comme les résidus de légumes ainsi que des liquides comme les soupes. Ce qui aggrave le problème», explique notre interlocuteur.
Yahyaoui El Houari a appelé à la collecte du lixiviat et à son traitement pour éviter toute atteinte à l’environnement et à l’image de la ville. Un citoyen rencontré hier à l’Est de la ville a dénoncé cette situation : «C’est problématique pour une ville qui reçoit un grand nombre de visiteurs durant la saison estivale. Des odeurs nauséabondes se propagent dès la collecte des déchets et après le passage des bennes tasseuses. Le liquide déversé sur la chaussée persiste», a-t-il déploré.
Il est important de noter que l’Agence nationale des déchets estime que les lixiviats doivent être considérés comme dangereux. Ils sont la principale source de pollution d’un centre d’enfouissement technique (CET) et ont un impact sur l’environnement, la santé publique, l’économie et l’organisation sociale des environs.
Le plus grand risque en l’absence de collecte est la pollution des nappes phréatiques. Même en cas de collecte, si le lixiviat n’est pas traité, il peut entraîner la pollution des eaux de surface.
Hamza. B

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