Agriculture : Plus de 3 millions d’hectares dédiés aux céréales

« Une surface agricole globale de 3,069 millions d’hectares a été réservée à la culture des céréales pour la saison agricole 2024-2025 ». C’est ce qu’a indiqué, mardi dernier à Sétif, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Youcef Cherfa.

Présidant le coup d’envoi de la campagne des labours-semailles de la nouvelle saison agricole à l’exploitation agricole collective « Koreichi El Amri » au chef-lieu de wilaya, le ministre a affirmé que cette superficie a été déterminée sur la base des contrats d’engagement passés entre l’administration centrale du ministère et l’ensemble des céréaliculteurs. Ainsi, pas moins de 1,069 million d’hectares sera consacré au blé dur et 1,017 million d’hectares à l’orge. « Quelque 4,2 millions de quintaux de semences certifiées ont été fournis pour répondre à la demande des céréaliculteurs », a détaillé le ministre. La filière escompte « faire de 2025 la dernière année d’importation du blé dur et de 2026 la dernière année d’importation de l’orge, en application des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune », a-t-il déclaré.
« Jusqu’à présent, 840 000 hectares ont été labourés à travers l’Algérie depuis le 1er octobre », a-t-il ajouté. Selon M. Cherfa, des superficies considérables ont été dédiées à la céréaliculture dans les wilayas du Sud du pays par des investisseurs algériens ou en partenariat avec des étrangers, afin d’assurer la concrétisation de l’engagement du président de la République d’augmenter les surfaces irriguées d’1 million d’hectares, qui s’ajouteront aux 1,6 million d’hectares irrigués.

Cap sur l’autosuffisance

Lors d’un récent Conseil des ministres, le président Tebboune a déclaré que « l’Algérie se rapproche de l’autosuffisance en céréales », indiquant que « la production locale a généré 1,2 milliard de dollars au profit du Trésor ». Le président a ordonné de fixer un objectif stratégique pour augmenter les surfaces cultivées dans le Grand Sud à 500 000 hectares, notamment avec l’investissement du Qatar sur 117 000 hectares et celui de l’Italie sur 36 000 hectares, en plus des investissements nationaux sur 120 000 hectares. Le chef de l’État a souligné que l’autosuffisance totale est désormais à portée de main, grâce à une production de blé dur à hauteur de 80 %.
Par ailleurs, l’Algérie s’est dotée d’un schéma stratégique de développement de la production céréalière visant à réunir toutes les conditions nécessaires pour atteindre l’autosuffisance en céréales. En effet, la participation du président Abdelmadjid Tebboune au dernier sommet du G7 en Italie a été couronnée par un accord stratégique de coopération algéro-italienne visant la réalisation d’un mégaprojet à Timimoun pour la production de céréales, de légumineuses et dans le domaine de l’industrie agroalimentaire. Ce mégaprojet sera réalisé dans le cadre de la Fondation Mattei Afrique, qui s’étendra de 2024 à 2028, pour la production de céréales et de légumineuses et dans le domaine de l’industrie agroalimentaire. Alors que la consommation ne faiblit pas, la filière attire de plus en plus de financements pour l’accroissement de la production. Aussi, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a engagé un partenariat avec l’entreprise italienne Bonifiche Ferraresi (BF), spécialisée dans l’agriculture, pour la réalisation de ce projet avec l’appui du Fonds national d’investissement (FNI) pour un coût total évalué à plus de 420 millions de dollars. Il comprend également la réalisation d’une usine de fabrication de pâtes alimentaires destinées à l’exportation. L’AAPI est chargée d’accorder les avantages liés à l’investissement aux entreprises étrangères. Il convient de noter qu’en février dernier, Federico Vecchioni, PDG de BF, avait déjà annoncé un projet d’investissement dans le sud de l’Algérie. Selon les dernières prévisions formulées par le Département américain de l’agriculture (USDA), la production mondiale de blé devrait augmenter de 11 % pour atteindre 3 millions de tonnes en 2024-2025, tandis que la consommation annuelle de la céréale tourne autour de 11,2 millions de tonnes.
G. Salima

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