Altercation avec armes blanches: Deux prévenus condamnés

Trois individus, dont deux placés sous mandat de dépôt, ont comparu devant la Cour d’appel d’Oran pour coups et blessures volontaires avec usage d’armes blanches. Selon les éléments du dossier, l’affaire découle d’une altercation verbale entre les mis en cause et la victime, qui a rapidement dégénéré en affrontement physique. Dans sa plainte, la victime a affirmé avoir été frappée à l’aide d’une arme blanche par les deux principaux prévenus.
Le rapport médical versé au dossier fait état d’une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours.
Lors de leur arrestation puis durant leur confrontation, les prévenus ont reconnu l’existence d’un différend verbal tout en rejetant catégoriquement les accusations d’agression armée. À la barre de la cour d’appel, les deux détenus ainsi qu’un troisième accusé — poursuivi en liberté pour complicité — ont maintenu les déclarations souscrites lors de l’enquête préliminaire et devant le premier juge.
En l’absence de la victime à l’audience, ils ont tenté de lui faire porter la responsabilité des faits, assurant n’avoir jamais fait usage de la moindre arme blanche. Questionnés sur la nature et l’origine des blessures constatées par le médecin légiste, les mis en cause ont été incapables de donner des explications plausibles face aux conclusions formelles du certificat médical.
Le représentant du ministère public a insisté dans son réquisitoire sur la récurrence de ces bagarres de quartier qui dérivent fréquemment vers des drames ou d’autres dérives criminelles. Pour sa part, la défense a plaidé la relaxe de ses clients en invoquant l’absence de preuves matérielles tangibles établissant leur culpabilité directe dans l’agression. Sans contester la réalité des blessures constatées par l’expertise médicale, le conseil a soutenu que rien au dossier ne permettait d’imputer formellement cette agression à ses mandants. À l’issue des délibérations, la Cour d’appel a finalement condamné les deux principaux prévenus à une année de prison ferme.
Zemmouri L.

 

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