Ce que j’en pense : Les clowns de Downing Street

Il y a Joseph Grimaldi, le « père du clown moderne»; Grock, le « roi des clowns » ; Emmett Kelly, le créateur du clown triste et vagabond ; Popov, le « clown soleil » ou encore les Fratellini, puis il y a la dynastie anglaise, celle de Downing Street.
De Thatcher – la voleuse de lait- à Rishi Sunak – le Djanitou anglais- en passant par Bamby – la poupée de Bush – et BoJo, ils nous ont faire rire… jaune. De tristes sires qui ont perpétué l’imaginaire colonial, reproduisant les réflexes ataviques de l’empire britannique dans ses heures les plus sombres. Même le plus illustre des Premiers ministres a les mains entachées du sang de millions de musulmans. Les choix politiques et militaires de Churchill ont aggravé directement la famine au Bengale – l’actuelle Bangladesh à majorité musulmane- en 1943, provoquant entre 2 et 3 millions de morts.
Leurs victimes favorites : les « ennemis d’Israël ». Leur point commun : un alignement sans faille derrière les tueurs d’enfants et de femmes sous l’abject prétexte du droit à l’entité de se défendre. Churchill était un inconditionnel soutien colonial au projet sioniste ; Blair, lui, s’alignait systématiquement sur Washington ; Starmer avait promis de reconnaitre la Palestine en 2025, sans plus, alors que le dernier locataire en date, Burnham a mené tout son monde en bateau avant de couler ses belles paroles dans les eaux brunes de la Tamise. Lors de sa campagne, il avait affiché la volonté de corriger la ligne de son parti à propos de sa position par rapport à la cause palestinienne, de présenter ses excuses et de faire pression sur Israël. Elu, il a déchiré la feuille de vœux et baissé son froc, comme tous les autres, devant le fait établi.
« Le roi du Nord » – un alias tout droit sorti du « Gangs of London » – est allé encore plus loin dans ses génuflexions à Netanyahu en refusant de qualifier la guerre menée par Israël contre Ghaza de «génocide ». En effet, un groupe de 80 députés britanniques et membres de la Chambre des lords a adressé une lettre commune au tout nouveau Premier ministre, lui demandant de faire le pas et d’imposer des sanctions à Israël. Toutefois, celui-ci a refusé de se plier aux exigences de cette lettre. Ce groupe multipartite a déclaré que Burnham et son cabinet ne devaient pas « ignorer délibérément» ces décisions comme l’avait fait le gouvernement précédent, insistant sur le fait que «ce serait une grave erreur d’attendre les décisions de justice avant d’agir de manière décisive ». C’était sans oublier que Burnham est membre des « Labour Friends of Israel » depuis 2015 et qu’il avait qualifié le mouvement BDS de « malveillant », promettant qu’Israël serait le premier pays qu’il visiterait en tant que chef du Parti travailliste.
Encore un Pennywise qui ne devrait pas faire rire les enfants de Ghaza !

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