Il voulait perturber les législatives en Kabylie: Le MAK au service de l’axe makhzeno-sioniste
Un documentaire diffusé samedi soir par les médias nationaux a révélé, à travers les aveux de plusieurs individus affiliés au mouvement terroriste « MAK », les contours d’un plan visant à perturber les élections législatives du 2 juillet dernier en Kabylie. Cette opération, déjouée par la vigilance des services de la Direction centrale de la sécurité de l’Armée (DCSA), avait pour objectif de fragiliser l’unité et la stabilité du pays au profit d’un agenda makhzeno‑sioniste.
Le film, intitulé « L’organisation terroriste MAK… un nouvel échec de son agenda subversif », a recueilli les confessions de six personnes, dont quatre ressortissants marocains en situation irrégulière en Algérie. Ces derniers ont reconnu avoir été mobilisés pour inciter au boycott du scrutin, en utilisant les réseaux sociaux comme relais de propagande. Les témoignages mettent en lumière les instructions reçues de Ferhat Mehenni et d’autres cadres du MAK établis en France et au Canada, visant explicitement à empêcher le déroulement du vote en Kabylie.
Les aveux révèlent également l’exploitation de migrants marocains clandestins pour acheminer des fonds depuis le Maroc, en complicité avec le régime du Makhzen. L’un des prévenus, Fatah Karim, a admis avoir intégré une cellule au Maroc chargée de diffuser des publications séparatistes. Le documentaire a aussi mis en avant Mohamed El Hour, originaire de Marrakech, apparu sur une photo en Libye arme à la main, et qui a reconnu avoir apporté aide et soutien aux membres du MAK en Algérie.
Au‑delà de l’aspect sécuritaire, ces confessions soulignent la dimension bilatérale du dossier : l’implication de ressortissants marocains illustre l’instrumentalisation de la crise par des acteurs extérieurs, dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Rabat. L’Algérie dénonce régulièrement l’appui du Makhzen aux initiatives séparatistes, tandis que le Maroc rejette ces accusations et met en avant sa propre vision de la stabilité régionale.
Certains des prévenus, comme Hakim Hamama et Fatah Karim, ont exprimé leurs regrets, affirmant avoir été entraînés par une propagande mensongère et extrémiste. Ils ont mis en garde les jeunes contre le risque de se laisser séduire par des discours hostiles visant à fragiliser l’unité nationale.
M. Salah
