{"id":11987,"date":"2025-01-31T17:50:45","date_gmt":"2025-01-31T16:50:45","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=11987"},"modified":"2025-01-31T17:53:55","modified_gmt":"2025-01-31T16:53:55","slug":"ghaza-recueil-de-chroniques-de-said-oussad-une-ode-au-combat-a-la-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=11987","title":{"rendered":"\u00abGhaza\u00bb, recueil de chroniques de Sa\u00efd Oussad : Une ode au combat\u2026 \u00e0 la vie"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ode \u00e0 Ghaza. L\u2019ode au combat. L\u2019ode \u00e0 la vie. Un chapelet de p\u00e9pites qui s&rsquo;\u00e9gr\u00e8nent selon une rythmique d&rsquo;apparence non ordonn\u00e9e mais qui n&rsquo;a rien de fortuit, d&rsquo;al\u00e9atoire et encore moins de d\u00e9sordonn\u00e9e. Si Goethe pr\u00e9f\u00e9rait l\u2019injustice au d\u00e9sordre, Sa\u00efd Oussad n\u2019a de pr\u00e9f\u00e9rence ni pour l\u2019une ni pour l\u2019autre. Il lui arrive m\u00eame de les d\u00e9construire. Rageusement. Dans une succession de chroniques vibrantes qui se tiennent f\u00e9brilement mais fermement. Un fil luminescent soude solidement tous ses textes lucides et p\u00e9n\u00e9trants, r\u00e9fl\u00e9chis et clairvoyants. Ignorant \u00e0 la fois l\u2019injustice et le d\u00e9sordre mais voguant avec fermet\u00e9 au creux du tumulte et de la gravit\u00e9.<\/p>\n<p>Des textes p\u00e9r\u00e9grinant all\u00e8grement, tout en invitant, pour chacun d&rsquo;eux, \u00e0 une halte haletante sur une question pressante autour d\u2019un sujet o\u00f9 la gravit\u00e9 fi\u00e9vreuse tient fermement la main placide de la profondeur frondeuse et quelque peu malicieuse qui a toujours habit\u00e9 la plume du journaliste et \u00e9crivain Sa\u00efd Oussad. Car au recoin de chaque texte le questionnement empreint de col\u00e8re guette. Inlassablement. Ind\u00e9montablement.<br \/>\nSa\u00efd Oussad utilise la magie qu\u2019il trouve dans les mots pour \u00e9crire des partitions d\u2019o\u00f9 sortent astrales les musiques qui donnent au silence la valeur qu\u2019il trouve dans le m\u00e9tal pr\u00e9cieux. C\u2019est dans la d\u00e9licatesse des mots, qu\u2019il se sent \u00eatre dans le confort. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 il vit. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 il rend \u00e9galement hommage \u00e0 la vie et aux hommes.<br \/>\nSi les hommes s\u2019en vont, la Cause, elle, r\u00e9siste seule face au son des trompettes de J\u00e9richo, sonn\u00e9es par les alli\u00e9s de l\u2019Apocalypse.<br \/>\nC\u2019est par cette conviction forte qu\u2019une chronique intitul\u00e9e, \u00e0 juste titre, The year after, fixe la tonalit\u00e9 de toutes celles qui vont suivre. Sinouar est mort. Vive Sinouar ! Le lion est mort ce soir, rejoignant plus de 42.300 lions, lionnes et lionceaux qui ont cess\u00e9 de rugir \u00e0 Ghaza, depuis le 7 Octobre 2023.<br \/>\nDevant cette gravit\u00e9 ne s&rsquo;estompe jamais la musicalit\u00e9. Et s\u2019il est quelque chose qui n\u2019est jamais absente de ces chroniques de Sa\u00efd Oussad c\u2019est bien une musicalit\u00e9 assortie de sens. Parfois de po\u00e9sie et d\u2019aimance. Malgr\u00e9 l\u2019irritation d&rsquo;apparence. Et c\u2019est, sans doute, pour cela que cette musicalit\u00e9 qui habite ces chroniques n\u2019est jamais porteuse d\u2019asth\u00e9nie, d\u2019an\u00e9mie ou d\u2019adynamie. C\u2019est pour cela, aussi, qu\u2019\u00e0 la lecture de certaines d\u2019entre elles on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de penser \u00e0 l\u2019avertissement de Jean Paul Sartre selon lequel les mots sont des revolvers charg\u00e9s.<br \/>\nA lire notre auteur, on s&rsquo;aper\u00e7oit \u00e0 quel point ils sont, en effet \u00abcharg\u00e9s\u00bb et pr\u00eats \u00e0 faire mouche, tout en \u00e9tant \u00e0 la confluence de la patiente retenue r\u00e9flexive de l&rsquo;\u00e9crivain et de la p\u00e9tillante impatience du journaliste.<br \/>\nToutes ces chroniques attirent notre regard, parfois constern\u00e9, sur ce qui peut \u00eatre injuste et d\u00e9sordonn\u00e9 \u00e0 la fois. Un d\u00e9sordre injuste traversant le corps convulsif de l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re sur une infinit\u00e9 de questions mais en particulier sur la trag\u00e9die qui se d\u00e9roule, pr\u00e9sentement, \u00e0 Ghaza.<br \/>\nA commencer par une s\u00e9v\u00e8re mise en cause d\u2019un pseudo \u00abfilousophe\u00bb arrogant, d\u00e9loyal, h\u00e2bleur et fonci\u00e8rement sioniste de surcroit. Lui-m\u00eame acoquin\u00e9 \u00e0 certains litt\u00e9rateurs contrefaits, de fabrication m\u00e9diatique amplement frelat\u00e9e et prenant fait et cause pour l\u2019entit\u00e9 sioniste : Quelle diff\u00e9rence existe-t-il entre Zemmour, BHL, Kamel Daoud et un pigeon ? Aucune concernant les trois premiers, quant au piaf, il est juste digne dans sa posture. Si les deux premiers sont des sionistes convaincus et peu convaincants, le troisi\u00e8me, parfait Arabe de service ; sert de caution morale \u00e0 une islamophobie \u00e9rig\u00e9e en dogme sur les terres germanopratines. (Levy, Zemmour, Daoud, m\u00eame combat).<br \/>\nCes terres cultivant, depuis des lustres, l\u2019illusion d\u00e9mocratique o\u00f9 m\u00eame le politologue fran\u00e7ais Fran\u00e7ois Burgat, entre autres, a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par la police de Macron pour \u00abapologie du terrorisme\u00bb, suite \u00e0 des d\u00e9clarations sur Ghaza et la Palestine. Un chef d\u2019accusation galvaud\u00e9, distribu\u00e9 \u00e0 la ronde, \u00aben veux-tu, en voil\u00e0, il y aura pour tout le monde\u00bb pour couper le sifflet aux d\u00e9tracteurs de l\u2019entit\u00e9 sioniste, ceux qui s\u2019offusquent d\u2019un g\u00e9nocide en streaming et affichent leur compassion. (Aux armes, citoyens\u2026 de seconde zone).<br \/>\nDans cette m\u00eame islamophobie institutionnalis\u00e9e, copieusement arros\u00e9e de sionisme assum\u00e9 et coupl\u00e9e au poison m\u00e9diatique mortel, largement dilu\u00e9 par des m\u00e9dias comme LCI, BFM et CNews, la bride est alors l\u00e2ch\u00e9e aux chroniqueurs perfus\u00e9s au seum, nous dit l\u2019auteur.<br \/>\nEt comme pour en faire la mortifiante d\u00e9monstration une des chroniques intitul\u00e9e, Falestine chouhada se contente d&rsquo;\u00e9grener des noms de martyrs, pour la plupart des enfants :<br \/>\nMahmoud Al Sadi (17 ans), Alaa Abdullah Qaddoum (5 ans), Momen Muhammed Ahmed Al-Nairab (5 ans), Ahmed Muhammed Al-Nairab (11 ans), Hazem Muhammed Ali Salem (9 ans), Muhammed Iyad Muhammed Hassouna (14 ans), Jamil Nijm Jamil Nijm (4 ans), Fuad Abed (17 ans), Adam Ayyad (15 ans), Amer Zeitoun (16 ans)\u2026<br \/>\nMilad Munther Al-Raee (16 ans) est le dernier enfant, en date, assassin\u00e9 par les tueurs de Tsahal, l\u2019\u00abarm\u00e9e la plus morale du monde\u00bb comme la qualifiait le tartuffe Bernard-Henri L\u00e9vy. D\u00e9cid\u00e9ment ce filousophe est ind\u00e9crottable !<br \/>\nAlors que ces m\u00eames atrocit\u00e9s font r\u00e9agir des sensibilit\u00e9s de tout bord. \u00abRichard Wagman, a m\u00eame d\u00e9nonc\u00e9 la partialit\u00e9 de Paris, mais aussi la solidarit\u00e9 unilat\u00e9rale des chancelleries occidentales\u00bb envers l\u2019entit\u00e9 sioniste et l\u2019absence de solidarit\u00e9 envers les Palestiniens. \u00abIls ont dit qu\u2019Isra\u00ebl doit se d\u00e9fendre et qu\u2019Isra\u00ebl a le droit d\u2019assurer sa s\u00e9curit\u00e9. Pas un mot, pas un mot sur les Palestiniens, sur leur droit de se d\u00e9fendre, sur leur droit \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et sur leurs droits nationaux \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Anadolu. (Plus royaliste que Macron, tu meurs)<br \/>\nDans les chroniques intitul\u00e9es La marche des rampants et la distance z\u00e9ro, l\u2019auteur poursuit le m\u00eame argumentaire : La distance z\u00e9ro ne se mesure pas au double d\u00e9cim\u00e8tre ni au m\u00e8tre ruban, mais au courage des combattants de la libert\u00e9. Le concept, encore inconnu du reste du monde, est en train d\u2019\u00eatre glorifi\u00e9 gr\u00e2ce aux actions de la R\u00e9sistance palestinienne, dans Ghaza assi\u00e9g\u00e9e, contre les blind\u00e9s sionistes.<br \/>\nUne situation intenable qui donne l\u2019occasion \u00e0 l\u2019auteur de manifester sa juste et saine col\u00e8re par un Tfouh rageur sur toutes les figures bl\u00eames du d\u00e9ni complice. Un d\u00e9ni largement banalis\u00e9. Faussement d\u00e9guis\u00e9 en neutralit\u00e9. Car \u00abDans l\u2019enfer, les places les plus br\u00fblantes sont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 ceux qui, en p\u00e9riode de crise morale, maintiennent leur neutralit\u00e9\u00bb, nous dit Dante Alighieri ou encore, \u00abLa neutralit\u00e9 aide l\u2019oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le pers\u00e9cuteur, jamais le pers\u00e9cut\u00e9\u00bb poursuit Elie Wiesel. Alors Tfouh s&rsquo;\u00e9crie ce citoyen du monde en col\u00e8re qu\u2019est Sa\u00efd Oussad !<br \/>\nTfouh sur la gueule des complices du g\u00e9nocide, ceux qui arment les meurtriers, les encouragent sous les couettes sombres du viol ancestral et se lamentent comme des veuves \u00e9plor\u00e9es sur la perte de la Mosqu\u00e9e.<br \/>\nTfouh sur la gueule des vautours, perch\u00e9s en haut des tribunes des organisations internationales, qui murmurent, entre leurs l\u00e8vres cousues, un semblant d\u2019indignation dans le morne regard, parce que le nombre de morts a d\u00e9pass\u00e9 ce que leur conscience morale peut admettre.<br \/>\nTfouh sur la gueule des puissances occidentales qui alimentent ce massacre pour des int\u00e9r\u00eats g\u00e9ostrat\u00e9giques, par l\u00e2chet\u00e9 et par vengeance crois\u00e9e. Des puissances qui prot\u00e8gent par la force, qui financent par le racket et qui massacrent par procuration.<br \/>\nTfouh sur la gueule des impuissances arabes qui posent, en souriant de leurs fausses dents, pour un clich\u00e9 immortalisant leur couardise et leur tra\u00eetrise. Des impuissances qui pactisent avec le diable en aiguisant leurs langues fourchues pour cracher du venin sur les cousins.<br \/>\nEt c\u2019est sans doute pour cela que deux titres sartriens font suite \u00e0 cette col\u00e8re salutaire, La Naus\u00e9e et les Mains sales :<br \/>\n\u00abLa Naus\u00e9e\u00bb, ce n\u2019est pas seulement le roman philosophique de Jean Paul Sartre ; \u00e0 ne pas confondre avec les imposteurs intellectuels fran\u00e7ais et assimil\u00e9s d\u2019aujourd\u2019hui ; c\u2019est le sentiment g\u00e9n\u00e9ral que j\u2019\u00e9prouve en ce moment \u00e0 la lecture de la r\u00e9action de Sleepy Joe, surnom donn\u00e9 par Trump \u00e0 l\u2019actuel locataire de l\u2019Ehpad de Washington DC. Biden, en visite d\u2019inspection chez son chien de garde, a d\u00e9douan\u00e9 l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne du bombardement de l\u2019h\u00f4pital de Ghaza, qui a fait plus de 500 victimes.<br \/>\nTrump, Biden, Blinken mais \u00e9galement ce mastodonte de l\u2019\u00e9conomie europ\u00e9enne qui veut s\u2019acheter une nouvelle conscience en tuant une autre et auquel l\u2019auteur adresse une mise en garde : Si je vous \u00e9cris aujourd\u2019hui, c\u2019est pour vous dire Sch\u00e4m \u00e0 votre pays. Qui suis-je pour m\u2019adresser ainsi \u00e0 vous en jetant l\u2019opprobre sur votre land ? Je ne suis qu\u2019un citoyen d\u2019un pays qui a fait de la Cause palestinienne un combat national comme le v\u00f4tre a fait de la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl une raison d\u2019Etat, au d\u00e9triment de la justice internationale et de la dignit\u00e9 humaine. (Lettre ouverte \u00e0 l\u2019Ambassadrice d\u2019Allemagne)<br \/>\nCompl\u00e9tant cette interpellation Sa\u00efd Oussad pr\u00e9cise : Depuis vendredi dernier, le monde s\u2019est tu victime d\u2019une mort c\u00e9r\u00e9brale et c\u00e9l\u00e9br\u00e9e parce que les sionistes du monde ont d\u00e9cid\u00e9 que le g\u00e9nocide des Palestiniens devait se perp\u00e9tuer sur l\u2019instance de Babylone. Les adorateurs du Veau d\u2019or ont entrepris de sanctifier leur parjure impardonnable dans le sang pur des enfants de Ghaza. (\u00d4 Dieu, o\u00f9 va ce monde putride). Puis dans un \u00e9lan de grande sinc\u00e9rit\u00e9 l\u2019auteur d\u00e9clare son amour \u00e0 Rafah.<br \/>\nRafah, la Stalingrad d\u2019Adolphe Netanyahu. Le cimeti\u00e8re des blind\u00e9s du nouveau Reich et la tombe de l\u2019arm\u00e9e la plus immorale au monde.<br \/>\nRafah, le dernier rempart contre une nouvelle Nakba, la derni\u00e8re si cela se trouve, parce que derri\u00e8re, il n\u2019y aura que le d\u00e9sert et des ombres sales qui se tr\u00e9moussent aux d\u00e9hanchements des catins arabes.Rafah, c\u2019est le d\u00e9but et la fin. Le commencement et l\u2019apocalypse. La victoire ou la mort. (Rafah, mon amour).<br \/>\nSa\u00efd Oussad souligne la gravit\u00e9 de la situation \u00e0 Rafah avant de l&rsquo;\u00e9largir \u00e0 un plaidoyer pour l\u2019alt\u00e9rit\u00e9.<br \/>\nL\u2019Autre, mon fr\u00e8re qui soutient mon regard \u00e0 travers le miroir. Qui me d\u00e9visage quand mon regard accroche son visage et qui me sourit en guise d\u2019excuses. L\u2019Autre, c\u2019est presque moi ou tout simplement le reflet de mon \u00e2me qui irrigue ses veines. Son sang est mien, sa langue est n\u00f4tre et sa peau recouvre ma laideur. Il \u00e9coute mes murmures, r\u00e9pond \u00e0 mes soliloques et \u00e9crit sur la paume de sa main une pri\u00e8re pour mon salut. (L\u2019Autre)<br \/>\nCe plaidoyer altruiste am\u00e8ne Sa\u00efd Oussad \u00e0 revisiter et \u00e0 reformuler le cogito cart\u00e9sien en un franc \u00abJe suis antisioniste, donc je suis\u2026\u00bb<br \/>\nParlant, par ailleurs, de l\u2019information tue par les m\u00e9dias selon laquelle L\u2019ONU envisagerait de dissocier antisionisme et antis\u00e9mitisme suite \u00e0 une campagne men\u00e9e par une centaine d\u2019organisations de d\u00e9fense des droits humains et des droits civiques, qui ont exhort\u00e9 les Nations Unies \u00e0 respecter les droits humains dans le cadre de la lutte contre l\u2019antis\u00e9mitisme, l\u2019auteur d\u00e9nonce, en passant, les machinations concernant l\u2019Afrique \u00e9galement :<br \/>\n\u00abNous avons besoin d\u2019appauvrir l\u2019Afrique et de l\u2019y maintenir parce que nous avons besoin de leurs mati\u00e8res premi\u00e8res et nous les voulons le moins cher possible\u00bb. La phrase n\u2019est pas celle d\u2019un chroniqueur venimeux, antimondialiste primaire qui d\u00e9teste tout le monde, mais celle de Howard Nicholas, professeur sri-lankais \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Erasmus aux Pays-Bas. (L\u2019Afrique, de Kunta Kinte \u00e0 Toby)<br \/>\nCette m\u00eame Afrique o\u00f9 les arabes et les musulmans font montre d\u2019une insoutenable inertie irrite au plus haut point notre auteur :<br \/>\nSi le Sphinx pouvait se d\u00e9partir de son air ahuri, fig\u00e9 \u00e0 jamais dans le temps, et parler, il dira aux Arabes, du haut de ses milliers d\u2019ann\u00e9es d\u2019histoire, d\u2019aller se faire pendre un \u00e0 un aux palmes du d\u00e9sert (Le Sphinx se fout des Arabes. De tous les Arabes.)<br \/>\nCes arabes et musulmans qui se parent du voile opaque de l\u2019Islam tout en le bafouant effront\u00e9ment \u00e0 la moindre occasion, comme le souligne l\u2019auteur :<br \/>\nLe plus grand danger de l\u2019islam r\u00e9side dans le sang de ses propres fid\u00e8les, analphab\u00e8tes, arrogants et violents qui diffusent de lui une image d\u00e9form\u00e9e. Une projection consciente contre monnaie sonnante et tr\u00e9buchante, une deuxi\u00e8me peau de naissance et un statut de r\u00e9fugi\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9 ou par pure stupidit\u00e9 h\u00e9r\u00e9ditaire dilu\u00e9e dans une complexe m\u00e9connaissance des fondamentaux de la religion. (Quelques v\u00e9rit\u00e9s non scientifiques).<br \/>\nEt c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui donne l\u2019occasion \u00e0 un Occident malintentionn\u00e9 d\u2019user et d\u2019abuser du spectre islamophobique.<br \/>\nL\u2019\u0153il torve de l\u2019Occident nous \u00e9pie \u00e0 travers le prisme d\u00e9formant, \u00e0 souhait, de ses codes calibr\u00e9s \u00e0 sa perception individualiste de la libert\u00e9. Un pont-levis face aux fant\u00f4mes venus de l\u2019autre rive qui ne s&rsquo;habilleraient pas des apparats brod\u00e9s par la b\u00e9n\u00e9diction des milieux de la pens\u00e9e parisienne. (De l\u2019art de porter un uniforme)<br \/>\nFaut-il, alors, se taire et d\u00e9tourner le regard pour oublier cette impression d\u2019impuissance qui vous prend \u00e0 la gorge et la serre un peu plus fort \u00e0 la vue de ce flot de sang et de ces fleuves de larmes qui se d\u00e9versent dans les rues d\u00e9vast\u00e9es de notre inutile conscience ? se demande l\u2019auteur. (Gu\u00e8re \u00e9pais)<br \/>\nEt de r\u00e9pondre : Si l\u2019humanit\u00e9 nous faisait le plaisir de fermer son clapet pour un moment multipli\u00e9 \u00e0 l\u2019infini, on pourrait enfin profiter de la diversit\u00e9 de langues que nous offre la nature. (Le silence est dehors.)<br \/>\nParmi toutes ces langues qu\u2019offre la nature, Sa\u00efd Oussad a choisi celle de l\u2019indignation. Pour r\u00e9veiller ce qui reste d\u2019humanit\u00e9 drap\u00e9e de dignit\u00e9 et nourrie de solidarit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>*Professeur des universit\u00e9s, \u00e9crivain<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ode \u00e0 Ghaza. L\u2019ode au combat. L\u2019ode \u00e0 la vie. Un chapelet de p\u00e9pites qui s&rsquo;\u00e9gr\u00e8nent selon une rythmique d&rsquo;apparence non ordonn\u00e9e mais qui n&rsquo;a rien de fortuit, d&rsquo;al\u00e9atoire et encore moins de d\u00e9sordonn\u00e9e. Si Goethe pr\u00e9f\u00e9rait l\u2019injustice au d\u00e9sordre, Sa\u00efd Oussad n\u2019a de pr\u00e9f\u00e9rence ni pour l\u2019une ni pour l\u2019autre. 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