{"id":13347,"date":"2025-04-18T18:10:57","date_gmt":"2025-04-18T17:10:57","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=13347"},"modified":"2025-04-18T18:10:57","modified_gmt":"2025-04-18T17:10:57","slug":"dynamique-urbaine-du-grand-oran-quelle-strategie-pour-sidi-el-houari","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=13347","title":{"rendered":"Dynamique urbaine du Grand Oran:  Quelle strat\u00e9gie pour Sidi El Houari ?"},"content":{"rendered":"<p>La semaine pass\u00e9e, \u00e0 l\u2019initiative de la wilaya d\u2019Oran, une journ\u00e9e de formation a r\u00e9uni des d\u00e9cideurs locaux (chefs de da\u00efra, pr\u00e9sidents d\u2019APC et cadres administratifs) mais aussi des chercheurs universitaires et des experts en urbanisme autour de \u00abLa dynamique urbaine du Grand Oran\u00bb.<\/p>\n<p>Ce rendez-vous institutionnel visait \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019avenir d\u2019un tissu urbain de plus en plus mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve par l\u2019expansion d\u00e9mographique, la pression fonci\u00e8re et la v\u00e9tust\u00e9 d\u2019un patrimoine architectural parfois laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019abandon. Au c\u0153ur des discussions : le quartier historique de Sidi El Houari, th\u00e9\u00e2tre d\u2019une lente d\u00e9composition urbaine mais aussi d\u00e9positaire de la m\u00e9moire plurielle d\u2019Oran.<br \/>\nSidi El Houari, ancien noyau colonial et m\u00e9di\u00e9val de la ville fait, depuis des d\u00e9cennies, l\u2019objet d\u2019alertes r\u00e9currentes sur l\u2019\u00e9tat de son b\u00e2ti. Fa\u00e7ades fissur\u00e9es, escaliers rong\u00e9s par l\u2019humidit\u00e9, toits effondr\u00e9s : ici, le d\u00e9cor est souvent celui d\u2019un pass\u00e9 glorieux en ruines. Les interventions du wali et des experts pr\u00e9sents ont rappel\u00e9 que malgr\u00e9 l\u2019enclenchement de quelques op\u00e9rations de r\u00e9habilitation dans les ann\u00e9es 1990, dont celle de l\u2019actuel si\u00e8ge de l\u2019OPGI, l\u2019ensemble du quartier reste dramatiquement vuln\u00e9rable. \u00c0 cette \u00e9poque, et malgr\u00e9 un contexte de crise s\u00e9curitaire et \u00e9conomique, certaines b\u00e2tisses mena\u00e7ant ruine avaient pu \u00eatre consolid\u00e9es, offrant ainsi un mod\u00e8le d\u2019intervention \u00abinterm\u00e9diaire\u00bb \u00e0 faible co\u00fbt, \u00e9vitant l&rsquo;exode forc\u00e9 de leurs occupants tout en pr\u00e9servant l\u2019identit\u00e9 du lieu. Cependant, ces actions ponctuelles n\u2019ont jamais fait l\u2019objet d\u2019une g\u00e9n\u00e9ralisation. \u00c0 l\u2019image de la restauration en cours de l\u2019ancienne pr\u00e9fecture d\u2019Oran, qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un budget colossal de 900 millions de dinars (dont 150 millions pour son environnement ext\u00e9rieur), les op\u00e9rations de r\u00e9habilitation compl\u00e8tes demeurent peu reproductibles. Leur co\u00fbt dissuade toute approche syst\u00e9mique, alors m\u00eame que le besoin est criant. Le paradoxe est l\u00e0 : plus on attend, plus les dommages deviennent irr\u00e9versibles, humainement et architecturalement.<br \/>\nD\u2019autres b\u00e2timents embl\u00e9matiques, comme l\u2019ancien h\u00f4pital Baudens, sont en voie d\u2019\u00eatre r\u00e9affect\u00e9s \u00e0 des institutions publiques pour des projets d\u2019utilit\u00e9 collective. Mais ces actions ne suffisent pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la complexit\u00e9 du probl\u00e8me. Car le v\u00e9ritable d\u00e9fi r\u00e9side dans le parc priv\u00e9. Immeubles d\u2019habitation, maisons individuelles, cours anciennes : la majorit\u00e9 de ce patrimoine appartient \u00e0 des particuliers, parfois sans ressources pour engager la moindre restauration. Et c\u2019est l\u00e0 que se joue une partie d\u00e9cisive de l\u2019avenir du quartier. Lutter contre la d\u00e9ch\u00e9ance de Sidi El Houari, ce n\u2019est pas seulement pr\u00e9server des murs ; c\u2019est maintenir sa population sur place, \u00e9viter les relogements \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, et pr\u00e9server l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, sociale et culturelle qui donne vie aux ruelles. \u00abL\u2019\u00e2me d\u2019un quartier, ce n\u2019est pas seulement la pierre, c\u2019est ce qui s\u2019y passe, ce qui s\u2019y dit, ce qui s\u2019y vit\u00bb, a rappel\u00e9 un enseignant-chercheur en urbanisme de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oran 1 pr\u00e9sent \u00e0 la rencontre.<br \/>\nAujourd\u2019hui, la restauration du b\u00e2ti ne doit pas \u00eatre pens\u00e9e uniquement comme une op\u00e9ration esth\u00e9tique ou patrimoniale, mais comme un levier de r\u00e9insertion urbaine, sociale et \u00e9conomique.<br \/>\nLes autorit\u00e9s locales l\u2019ont compris, en appelant \u00e0 \u00abmutualiser les efforts\u00bb entre institutions, secteur priv\u00e9 et m\u00eame avec les habitants eux-m\u00eames, \u00e0 travers des dispositifs d\u2019aide cibl\u00e9s et un accompagnement juridique pour faciliter les d\u00e9marches. Mais le compte \u00e0 rebours est enclench\u00e9. Chaque hiver, chaque tremblement de terre mineur, chaque saison humide met en p\u00e9ril un peu plus l\u2019avenir de ce pan d\u2019Oran.<br \/>\nAlors que d&rsquo;autres villes du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, comme Tunis ou Naples, ont su conjuguer sauvegarde patrimoniale et revitalisation urbaine, Oran a encore la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9crire son propre sc\u00e9nario. \u00c0 condition de le faire vite, de mani\u00e8re concert\u00e9e, et avec l\u2019ambition qu\u2019une ville, aussi moderne soit-elle, ne doit jamais se construire sur les d\u00e9combres de sa propre m\u00e9moire.<br \/>\n<strong>O.A Nadir<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La semaine pass\u00e9e, \u00e0 l\u2019initiative de la wilaya d\u2019Oran, une journ\u00e9e de formation a r\u00e9uni des d\u00e9cideurs locaux (chefs de da\u00efra, pr\u00e9sidents d\u2019APC et cadres administratifs) mais aussi des chercheurs universitaires et des experts en urbanisme autour de \u00abLa dynamique urbaine du Grand Oran\u00bb. 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