{"id":16903,"date":"2025-10-14T19:08:42","date_gmt":"2025-10-14T18:08:42","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=16903"},"modified":"2025-10-14T19:08:42","modified_gmt":"2025-10-14T18:08:42","slug":"mode-les-jeunes-createurs-font-le-buzz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=16903","title":{"rendered":"Mode ! Les jeunes cr\u00e9ateurs font le buzz"},"content":{"rendered":"<p>Dans les ruelles d\u2019Oran, les vitrines se remplissent peu \u00e0 peu de sweats oversize, de vestes brod\u00e9es et de t-shirts o\u00f9 s\u2019impriment des mots en arabe dialectal. Une g\u00e9n\u00e9ration de jeunes stylistes tente de r\u00e9concilier la mode mondiale avec l\u2019identit\u00e9 alg\u00e9rienne, loin des podiums de Paris mais bien ancr\u00e9e dans les trottoirs de la ville.<\/p>\n<p>\u00c0 Hai Yaghmourassen, un petit atelier attire l\u2019\u0153il avec son n\u00e9on blanc : Unique Mode. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, des machines \u00e0 coudre ronronnent pendant qu\u2019un jeune homme, casquette viss\u00e9e sur la t\u00eate, trace un motif au feutre sur du tissu noir. Il s\u2019appelle Sofiane, 27 ans, autodidacte, ancien vendeur de friperie.<br \/>\nSur les r\u00e9seaux sociaux, le ph\u00e9nom\u00e8ne prend de l\u2019ampleur. Les hashtags #WahranStyle et #DzStreetwear cumulent des milliers de vues sur TikTok. Des jeunes photographes et vid\u00e9astes oranais comme Yacine Mezouar captent cette esth\u00e9tique dans des shootings improvis\u00e9s \u00e0 la gare, sur la corniche ou devant les immeubles de la cit\u00e9 AADL d\u2019Es-S\u00e9nia.<br \/>\nPour beaucoup, c\u2019est aussi un moyen de vivre de leur cr\u00e9ativit\u00e9 sans quitter le pays. Les micro-marques vendent directement sur Instagram, parfois en livraison locale. D\u2019autres collaborent avec des artisans de Sidi El Houari pour produire des pi\u00e8ces uniques. Les prix varient entre 2 000 et 8 000 dinars selon la complexit\u00e9 du mod\u00e8le, la broderie et le tissu. Les vestes ou hoodies personnalis\u00e9s peuvent atteindre jusqu\u2019\u00e0 12 000 DA, tandis que les t-shirts imprim\u00e9s restent les plus accessibles.<br \/>\nLe secteur de l\u2019artisanat en Alg\u00e9rie a contribu\u00e9 \u00e0 hauteur de 360 milliards de dinars au Produit National Brut en 2023, selon le ministre du Tourisme et de l\u2019Artisanat Mokhtar Didouche. Le nombre d\u2019artisans d\u00e9passe 1,1 million, r\u00e9partis entre artisanat d\u2019art, production et services.<br \/>\n\u00c0 Oran, la Chambre de l\u2019Artisanat et des M\u00e9tiers a organis\u00e9 plusieurs sessions de qualification : en 2022, environ 994 porteurs de projets ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de formations dans 31 sp\u00e9cialit\u00e9s artisanales, dont la couture et le design textile.<br \/>\n\u00c0 la sortie d\u2019un caf\u00e9 de la place d\u2019Armes, Meriem, \u00e9tudiante en arts plastiques, arbore un sweat o\u00f9 l\u2019on peut lire \u201cMa t\u2019khafch\u201d en lettres rouges.<br \/>\nLe ph\u00e9nom\u00e8ne reste encore marginal dans un march\u00e9 domin\u00e9 par les v\u00eatements import\u00e9s, mais il gagne en visibilit\u00e9. Les cr\u00e9ateurs oranais se regroupent, participent \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements, et certains r\u00eavent m\u00eame d\u2019exporter leurs collections vers Alger ou Tunis.<br \/>\nDans les rues de la cit\u00e9 El Akid Lotfi, on croise d\u00e9sormais plus de sweats made in Oran que de copies de marques \u00e9trang\u00e8res. Une mode qui n\u2019a pas de complexe, mais beaucoup d\u2019\u00e2me \u2014 celle d\u2019une jeunesse qui veut coudre son avenir \u00e0 la main.<br \/>\n<strong>O.A Nadir<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les ruelles d\u2019Oran, les vitrines se remplissent peu \u00e0 peu de sweats oversize, de vestes brod\u00e9es et de t-shirts o\u00f9 s\u2019impriment des mots en arabe dialectal. 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