{"id":17201,"date":"2025-10-27T18:20:46","date_gmt":"2025-10-27T17:20:46","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=17201"},"modified":"2025-10-27T18:20:46","modified_gmt":"2025-10-27T17:20:46","slug":"amina-salem-castaing-a-algerie-presse-le-cinema-algerien-a-besoin-de-ponts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=17201","title":{"rendered":"Amina Salem Castaing \u00e0 Alg\u00e9rie Presse : \u00ab Le cin\u00e9ma alg\u00e9rien a besoin de ponts \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Dans le paysage cin\u00e9matographique alg\u00e9rien, o\u00f9 se redessinent peu \u00e0 peu les contours d\u2019une nouvelle identit\u00e9 artistique, \u00e9mergent des figures dont le regard et la d\u00e9termination imposent le respect. Parmi elles, Amina Salem Castaing se distingue par une vision claire et une \u00e9nergie rare. Productrice et cofondatrice de la soci\u00e9t\u00e9 Alpha Tango, elle appartient \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration qui ne se contente pas d\u2019accompagner des projets : elle structure, f\u00e9d\u00e8re et ouvre des voies.<br \/>\nForm\u00e9e \u00e0 HEC Montr\u00e9al, nourrie par des exp\u00e9riences professionnelles men\u00e9es entre le Canada, l\u2019Espagne, la France et l\u2019Alg\u00e9rie, elle a choisi de mettre son savoir-faire au service d\u2019un cin\u00e9ma alg\u00e9rien qui se reconstruit, se repense et s\u2019affirme. Dans cet entretien accord\u00e9 \u00e0 Alg\u00e9rie Presse, elle exprime sa conviction quant au potentiel cr\u00e9atif de son pays d\u2019origine, elle affirme \u0153uvrer \u00e0 b\u00e2tir des ponts, \u00e0 cr\u00e9er des rencontres, \u00e0 r\u00e9aliser des \u0153uvres capables de dialoguer avec le monde, sans renoncer \u00e0 leur singularit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Alg\u00e9rie Presse : Vous avez r\u00e9cemment travaill\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Merzak Allouache sur Premi\u00e8re Ligne. Qu\u2019est-ce qui vous a le plus marqu\u00e9 dans cette collaboration ?<\/strong><br \/>\n<em>Amina Salem Castaing : Ce qui m\u2019a particuli\u00e8rement marqu\u00e9e dans ma collaboration avec Merzak Allouache sur \u00ab\u00a0Premi\u00e8re Ligne\u00a0\u00bb, c\u2019est la pr\u00e9cision et l\u2019assurance qu\u2019il apporte \u00e0 chaque \u00e9tape du travail. C\u2019est un r\u00e9alisateur qui a une grande exp\u00e9rience, et cela se ressent imm\u00e9diatement. Il sait exactement ce qu\u2019il veut, il va droit au but et il avance vite, sans jamais perdre le sens du d\u00e9tail ni la coh\u00e9rence d\u2019ensemble. Travailler avec lui sur une fiction aussi exigeante, tourn\u00e9e en bord de mer, avec de nombreux acteurs mais des moyens tr\u00e8s limit\u00e9s et une \u00e9quipe volontairement r\u00e9duite, a \u00e9t\u00e9 une v\u00e9ritable le\u00e7on. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9e par sa capacit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er de la fluidit\u00e9 dans un contexte normalement tr\u00e8s complexe. Tout semblait simple, \u00e9vident, presque naturel alors que nous savions, en coulisses, l\u2019intensit\u00e9 que demandait le projet. J\u2019ai \u00e9norm\u00e9ment appris \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, autant sur l\u2019organisation que sur la direction d\u2019\u00e9quipe et la justesse dans les choix artistiques. Cette collaboration a \u00e9t\u00e9 formatrice, stimulante et profond\u00e9ment inspirante.<\/em><\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates \u00e0 la t\u00eate d\u2019Alpha Tango, une soci\u00e9t\u00e9 de production tr\u00e8s active. Quelles sont, selon vous, les conditions essentielles pour relancer durablement la production cin\u00e9matographique en Alg\u00e9rie ?<\/strong><br \/>\n<em>Pour relancer durablement la production cin\u00e9matographique en Alg\u00e9rie, il me semble qu\u2019il y a plusieurs leviers essentiels. D\u2019abord, il faut d\u00e9bloquer les financements. Sans moyens, on ne peut pas produire, prendre des risques, ni laisser \u00e9merger des \u0153uvres ambitieuses. Les producteurs\/productrices et les r\u00e9alisateurs\/r\u00e9alisatrices doivent pouvoir cr\u00e9er dans de bonnes conditions.<\/em><br \/>\n<em>Ensuite, il est indispensable de garantir une r\u00e9elle libert\u00e9 de cr\u00e9ation. L\u2019Alg\u00e9rie regorge d\u2019histoires, d\u2019auteurs et de points de vue singuliers. Il faut que ces voix puissent s\u2019exprimer librement, sans contraintes ni autocensure. La formation est \u00e9galement un enjeu majeur. Nous avons de bons technicien.ne.s, mais les \u00e9quipes restent trop limit\u00e9es en nombre, souvent autodidactes, ce qui r\u00e9duit notre capacit\u00e9 \u00e0 mener plusieurs projets en parall\u00e8le et \u00e0 structurer une v\u00e9ritable industrie. Il faut professionnaliser, encadrer, transmettre, cr\u00e9er de la continuit\u00e9.<\/em><br \/>\n<em>Par ailleurs, le pays doit s\u2019ouvrir davantage au reste du monde et faire un vrai travail de lobbying dans les festivals notamment. L\u2019Alg\u00e9rie est un pays d\u2019une richesse visuelle immense, avec des d\u00e9cors vari\u00e9s et un potentiel cin\u00e9matographique extraordinaire. D\u00e9velopper la production ex\u00e9cutive et accueillir davantage de tournages \u00e9trangers permettraient non seulement de valoriser ce potentiel, mais aussi d\u2019offrir aux \u00e9quipes locales une exp\u00e9rience de travail pr\u00e9cieuse au contact de m\u00e9thodes internationales.<\/em><br \/>\n<em>Un autre point cl\u00e9 concerne l\u2019implication des acteurs \u00e9conomiques nationaux. Il faut encourager les cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 soutenir le cin\u00e9ma, notamment via l\u2019achat et le pr\u00e9-achat des \u0153uvres. Leur participation est essentielle : cela cr\u00e9e un march\u00e9, une visibilit\u00e9 et une stabilit\u00e9. Les sponsors et les m\u00e9c\u00e8nes ont eux aussi un r\u00f4le \u00e0 jouer, mais les cha\u00eenes restent centrales dans la structuration du secteur.<\/em><br \/>\n<em>Enfin, il est crucial de rouvrir, r\u00e9habiliter et multiplier les salles de cin\u00e9ma partout dans le pays. Sans lieux pour montrer les films, on ne peut pas construire de public, ni cr\u00e9er un v\u00e9ritable dialogue avec les \u0153uvres. Le cin\u00e9ma a besoin de spectateurs, de circulation, de rencontres.<\/em><br \/>\n<em>En r\u00e9sum\u00e9 : financer, lib\u00e9rer, former, s\u2019ouvrir, impliquer les cha\u00eenes et recr\u00e9er un r\u00e9seau de salles. C\u2019est de cette mani\u00e8re, collective et structur\u00e9e, que l\u2019on pourra faire na\u00eetre une industrie du cin\u00e9ma vivante, durable et tourn\u00e9e vers l\u2019avenir.<\/em><\/p>\n<p><strong>Le cin\u00e9ma alg\u00e9rien se renouvelle, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9alisatrices et productrices. Comment percevez-vous cette dynamique f\u00e9minine dans le secteur ?<\/strong><br \/>\n<em>Pour moi, je n\u2019ai jamais vraiment fait de diff\u00e9rence entre les genres, ni dans la cr\u00e9ation ni dans la production. Je crois profond\u00e9ment qu\u2019il y a autant de femmes talentueuses que d\u2019hommes talentueux. Ce qui est int\u00e9ressant aujourd\u2019hui, c\u2019est qu\u2019on sent \u00e9merger une nouvelle \u00e9nergie f\u00e9minine dans le cin\u00e9ma en Alg\u00e9rie et partout ailleurs. Et cette \u00e9nergie fait du bien. Elle apporte un \u00e9quilibre dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me et, surtout, elle ouvre d\u2019autres regards sur la vie, sur les r\u00e9cits, sur la mani\u00e8re de raconter.<\/em><br \/>\n<em>Il existe une v\u00e9ritable sororit\u00e9 entre les femmes dans ce milieu. Nous ne sommes pas nombreuses, c\u2019est vrai, mais nous sommes tr\u00e8s d\u00e9termin\u00e9es. On fonce, on n\u2019a pas peur, on fait. C\u2019est une dynamique constructive, exigeante, stimulante.<\/em><br \/>\n<em>Je n\u2019ai d\u2019ailleurs jamais ressenti que c\u2019\u00e9tait plus difficile pour moi, en tant que productrice, que pour n\u2019importe lequel de mes confr\u00e8res producteurs. Les obstacles existent, bien s\u00fbr, mais ils concernent tout le monde, hommes comme femmes. Les enjeux sont les m\u00eames : trouver les financements, structurer les \u00e9quipes, d\u00e9fendre les projets.<\/em><br \/>\n<em>Donc, pour moi, l\u2019important n\u2019est pas de comparer, mais de continuer \u00e0 avancer ensemble, dans un paysage qui s\u2019enrichit justement parce qu\u2019il devient plus divers et plus ouvert.<\/em><\/p>\n<p><strong>La nouvelle \u00e9dition du Festival International du Film Arabe d\u2019Oran approche. Que repr\u00e9sente cet \u00e9v\u00e9nement pour vous et pour la place du cin\u00e9ma alg\u00e9rien dans le monde arabe ?<\/strong><br \/>\n<em>Le Festival International du Film Arabe d\u2019Oran est avant tout, pour moi, un espace de rencontre. Les festivals sont essentiels puisqu&rsquo;ils permettent d\u2019\u00e9changer, de faire circuler les id\u00e9es, de cr\u00e9er des passerelles et de nouvelles collaborations. C\u2019est dans ces moments-l\u00e0 que des projets naissent, que des relations se construisent, que des films trouvent leur chemin.<\/em><br \/>\n<em>Maintenant, pour que ces \u00e9changes soient vraiment fructueux, il faut aussi que nous ayons davantage de films \u00e0 proposer. Plus de diversit\u00e9, plus de projets, plus de voix. Produire davantage, c\u2019est ce qui permettra au cin\u00e9ma alg\u00e9rien d\u2019\u00eatre r\u00e9ellement pr\u00e9sent et reconnu dans ces espaces.<\/em><br \/>\n<em>La place du cin\u00e9ma alg\u00e9rien dans le monde arabe est en train de se construire progressivement. Nous venons d\u2019une culture riche, complexe, marqu\u00e9e par l\u2019amazighit\u00e9, l\u2019arabit\u00e9, la m\u00e9diterran\u00e9e, c\u2019est une identit\u00e9 tr\u00e8s singuli\u00e8re. M\u00eame si nos r\u00e9f\u00e9rences culturelles diff\u00e8rent parfois, la langue reste un pont et nos histoires peuvent r\u00e9sonner dans tout le monde arabe. Il est important de prendre notre place et de l\u2019assumer.<\/em><br \/>\n<em>Et puis, il y a aussi un enjeu tr\u00e8s concret : le monde arabe, et plus largement la r\u00e9gion MENA, repr\u00e9sente une source de financement importante pour les producteurs et productrices alg\u00e9riennes. Participer \u00e0 ces festivals, c\u2019est aussi rencontrer les bons partenaires, les institutions, les fonds, les coproducteurs qui peuvent accompagner nos films.<\/em><br \/>\n<em>Donc oui, pour moi, ce type de festival est essentiel : pour la visibilit\u00e9, pour la cr\u00e9ation, pour l\u2019ouverture, et pour la construction d\u2019une industrie qui s\u2019ancre durablement dans une dynamique r\u00e9gionale et internationale.<\/em><\/p>\n<p><strong>Quels sont vos projets actuels ou \u00e0 venir, et quelle direction souhaitez-vous donner \u00e0 Alpha Tango dans les prochaines ann\u00e9es ?<\/strong><br \/>\n<em>Chez Alpha Tango, nous sommes actuellement dans une phase de d\u00e9veloppement tr\u00e8s active. Nous travaillons sur plusieurs longs-m\u00e9trages : un projet de Sofia Djama, un film palestinien de Waseem Khair, pour lequel nous avons obtenu l\u2019aide au d\u00e9veloppement du Festival des Films M\u00e9diterran\u00e9ens d\u2019Annaba, un film de Thomas Castaing, qui est un projet tr\u00e8s personnel et un autre long-m\u00e9trage de Halim Mekhancha, pour lequel nous avons obtenu la Bourse Zermani lors des derni\u00e8res Rencontres cin\u00e9matographiques de Beja\u00efa. Je continue \u00e9galement \u00e0 travailler sur un prochain projet avec Merzak Allouache, apr\u00e8s notre premi\u00e8re collaboration.<\/em><br \/>\n<em>Du c\u00f4t\u00e9 du documentaire, nous accompagnons le nouveau film de Le\u00efla Beratto, actuellement en post-production, ainsi qu\u2019un documentaire de Ben Salama et un autre de Redha Menassel, tous deux en d\u00e9veloppement avanc\u00e9. Nous travaillons aussi sur le prochain documentaire de Walid Sahraoui, avec qui nous avions r\u00e9alis\u00e9 \u00ab\u00a0Je et une autre\u00a0\u00bb, qui part en festival \u00e0 Valence cette semaine.<\/em><br \/>\n<em>Nous produisons aussi des formats plus courts. Un court-m\u00e9trage que nous nous appr\u00eatons \u00e0 tourner la semaine prochaine en production ex\u00e9cutive, et un autre court-m\u00e9trage d\u2019Anis Djaad, actuellement en pr\u00e9paration.<\/em><br \/>\n<em>Ce qui relie tous ces projets, au-del\u00e0 des formats ou des origines des r\u00e9alisateurs\/r\u00e9alisatrices, c\u2019est la direction que nous voulons donner \u00e0 Alpha Tango. Notre ambition est de cr\u00e9er des ponts. Des ponts entre l\u2019Alg\u00e9rie et sa diaspora, des ponts avec l\u2019Afrique subsaharienne, avec les pays du MENA, avec l\u2019Europe, avec le Canada&#8230; partout o\u00f9 il existe des r\u00e9sonances culturelles, linguistiques, historiques ou sensibles.<\/em><br \/>\n<em>L\u2019id\u00e9e, c\u2019est de permettre aux r\u00e9cits de circuler, de s\u2019enrichir, de voyager. Mettre en lien les imaginaires. Faire dialoguer les identit\u00e9s. Fabriquer des histoires qui appartiennent \u00e0 plusieurs espaces en m\u00eame temps, qui relient plut\u00f4t qu\u2019elles ne s\u00e9parent.<\/em><br \/>\n<em>C\u2019est cette ouverture, ce mouvement, cette circulation des voix et des regards qui d\u00e9finissent l\u2019\u00e2me d\u2019Alpha Tango aujourd\u2019hui. Nous voulons produire des films qui traversent les fronti\u00e8res g\u00e9ographiques, culturelles, narratives et qui construisent des passerelles durables entre les mondes.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le paysage cin\u00e9matographique alg\u00e9rien, o\u00f9 se redessinent peu \u00e0 peu les contours d\u2019une nouvelle identit\u00e9 artistique, \u00e9mergent des figures dont le regard et la d\u00e9termination imposent le respect. Parmi elles, Amina Salem Castaing se distingue par une vision claire et une \u00e9nergie rare. 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