{"id":17963,"date":"2025-12-01T18:52:23","date_gmt":"2025-12-01T17:52:23","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=17963"},"modified":"2025-12-01T18:52:23","modified_gmt":"2025-12-01T17:52:23","slug":"yanis-taleb-compositeur-a-algerie-presse-ma-musique-est-un-pont-entre-lorient-et-loccident","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=17963","title":{"rendered":"Yanis Taleb, compositeur, \u00e0 Alg\u00e9rie Presse : \u00ab Ma musique est un pont entre l\u2019Orient et l\u2019Occident \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Au croisement des h\u00e9ritages, Yanis Taleb avance comme un funambule entre deux mondes : celui de la musique classique europ\u00e9enne et celui des sonorit\u00e9s orientales. Pianiste et compositeur alg\u00e9rien, il a d\u00e9j\u00e0 impos\u00e9 une signature singuli\u00e8re -une \u00e9criture aussi audacieuse que d\u00e9licate- qui lui a ouvert les portes du Royal College of Music de Londres, avant de lui valoir le Prix du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. A 24 ans seulement, il s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au grand public lors d\u2019un concert en soliste au Th\u00e9\u00e2tre National Alg\u00e9rien. Entre piano, composition et musique de film, Taleb avance avec une maturit\u00e9 rare, port\u00e9 par l\u2019ambition de faire r\u00e9sonner ses cr\u00e9ations dans les plus grands op\u00e9ras du monde.<br \/>\nDans cet entretien, Yanis Taleb nous parle de son parcours, de sa vision artistique et des \u00e9motions qui nourrissent ses compositions.<\/p>\n<p><strong>Alg\u00e9rie Presse : Votre musique fusionne habilement les sonorit\u00e9s classiques europ\u00e9ennes et orientales. Comment se construit ce dialogue entre deux univers si diff\u00e9rents ?<\/strong><\/p>\n<p><em>Yanis Taleb : Depuis mes premiers pas au piano, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment touch\u00e9 par les grands compositeurs de la musique classique europ\u00e9enne : Chopin, Rachmaninov, Mozart\u2026 Leur sens de la m\u00e9lodie, la po\u00e9sie de leur \u00e9criture et la profondeur \u00e9motionnelle de leur langage musical ont fa\u00e7onn\u00e9 mon rapport \u00e0 l\u2019instrument d\u00e8s l\u2019enfance.<\/em><br \/>\n<em>Mais parall\u00e8lement, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 tout aussi attach\u00e9 aux sonorit\u00e9s orientales, \u00e0 cette musicalit\u00e9 que l\u2019on retrouve dans les pays arabes, et particuli\u00e8rement en Alg\u00e9rie. A titre d\u2019exemple, la musique andalouse, avec ses modes, ses couleurs et ses ornementations. J\u2019ai aussi \u00e9cout\u00e9 les interpr\u00e9tations de Cheikh Redouane ou encore de Mustapha Skandrani, qui illustrent chacun \u00e0 leur mani\u00e8re la rencontre entre le piano et les couleurs alg\u00e9riennes. J\u2019ai ainsi grandi dans une double culture, europ\u00e9enne et orientale, et cette dualit\u00e9 s\u2019est naturellement refl\u00e9t\u00e9e dans ma musique. Ce n\u2019est pas une fusion volontaire ou intellectuelle : c\u2019est un langage qui s\u2019est impos\u00e9 de lui-m\u00eame, comme une \u00e9vidence. Mon identit\u00e9 musicale est un brassage euro-arabe, un pont sonore entre l\u2019Orient et l\u2019Occident.<\/em><br \/>\n<em>M\u00eame mon tout premier piano portait d\u00e9j\u00e0 cette symbolique : il \u00e9tait d\u00e9cor\u00e9 de nacre, un d\u00e9tail qui rappelait l\u2019esth\u00e9tique des meubles syriens. Comme si l\u2019instrument lui-m\u00eame annon\u00e7ait le chemin musical que j\u2019allais emprunter.<\/em><br \/>\n<em>Ma premi\u00e8re composition, \u00e9crite \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans, s\u2019intitulait \u00ab Arabesque \u00bb, et elle portait d\u00e9j\u00e0 en elle cette double influence. Plus tard, dans \u00ab La Valse Alg\u00e9rienne \u00bb, j\u2019ai poursuivi cette recherche : l\u2019\u0153uvre reprend la structure \u00e9l\u00e9gante d\u2019une valse viennoise, mais avec des couleurs et des inflexions alg\u00e9riennes. C\u2019est une mani\u00e8re de montrer que ces deux mondes peuvent dialoguer naturellement, sans s\u2019opposer. Avec le recul, je sais que cette identit\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente d\u00e8s mes d\u00e9buts. Je n\u2019ai fait que la laisser s\u2019exprimer au fil des ann\u00e9es<\/em><\/p>\n<p><strong>A seulement 24 ans, vous avez \u00e9mu le public au Th\u00e9\u00e2tre National Alg\u00e9rien avec vos compositions. Quel souvenir gardez-vous le plus pr\u00e9cieusement de ce concert en soliste ?<\/strong><\/p>\n<p><em>Avant m\u00eame d\u2019aborder le concert en lui-m\u00eame, j\u2019aimerais revenir sur la mani\u00e8re dont ce projet est n\u00e9. Tout a commenc\u00e9 \u00e0 Biskra, dans le Sud alg\u00e9rien, lors d\u2019un voyage que j\u2019ai fait avec mon cousin Younes Taleb Bendiab, artiste lui aussi, professeur de th\u00e9\u00e2tre et guitariste. Nous parlions beaucoup de musique, de sc\u00e8ne, de cr\u00e9ation, et c\u2019est au cours de l\u2019une de ces conversations qu\u2019il m\u2019a propos\u00e9, spontan\u00e9ment, de donner un concert en soliste au Th\u00e9\u00e2tre National Alg\u00e9rien.<\/em><br \/>\n<em>Ce voyage \u00e0 Biskra m\u2019a rappel\u00e9 \u00e0 quel point, lorsque je compose, je pense au d\u00e9sert. Cet environnement, sa lumi\u00e8re, son silence et sa profondeur nourrissent souvent mon imaginaire musical. Quand je compose, je me tourne naturellement vers cette image du d\u00e9sert. Je crois que ce lien intime avec ces paysages fait \u00e9merger spontan\u00e9ment des sonorit\u00e9s orientales dans ma musique. C\u2019est d\u2019ailleurs dans cet \u00e9tat d\u2019esprit qu\u2019est n\u00e9e ma pi\u00e8ce \u00ab Sky-Dune \u00bb, inspir\u00e9e de ces dunes qui semblent se fondre dans le ciel et qui donnent une impression d\u2019infini.C\u2019est donc avec tout cet imaginaire en t\u00eate que je suis mont\u00e9 sur sc\u00e8ne. Le soir du concert, au Th\u00e9\u00e2tre National, quelque chose de tr\u00e8s fort s\u2019est produit. J\u2019ai senti d\u00e8s les premi\u00e8res notes une attention rare, presque un silence suspendu. Plusieurs personnes m\u2019ont confi\u00e9 apr\u00e8s le concert qu\u2019elles avaient pleur\u00e9 d\u2019\u00e9motion. Elles d\u00e9couvraient ma musique pour la toute premi\u00e8re fois, et pourtant elle les touchait profond\u00e9ment. C\u2019est presque miraculeux de voir des personnes r\u00e9agir avec une telle intensit\u00e9 \u00e0 une musique qu\u2019elles entendaient pour la premi\u00e8re fois.<\/em><br \/>\n<em>Un \u00e9l\u00e9ment a rendu ce moment encore plus sp\u00e9cial : l\u2019\u00e9v\u00e9nement s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 sur un piano Steinway &amp; Sons de 1901, sp\u00e9cialement restaur\u00e9 pour l\u2019occasion. C\u2019\u00e9tait un instrument charg\u00e9 d\u2019histoire, qui avait probablement \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 autrefois par Mustapha Skandrani. Cette dimension patrimoniale a ajout\u00e9 une profondeur particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019instant.<\/em><br \/>\n<em>Mais le souvenir le plus marquant reste pour moi celui de voir mes parents et ma famille, fiers, \u00e9mus, pr\u00e9sents dans la salle. Les voir assister \u00e0 ce succ\u00e8s, est quelque chose que je n\u2019oublierai jamais. J\u2019ai compris ce soir-l\u00e0 que ma musique pouvait toucher profond\u00e9ment les personnes qui l\u2019entendaient pour la premi\u00e8re fois.<\/em><\/p>\n<p><strong>Vous composez \u00e9galement pour le cin\u00e9ma. Comment cette exp\u00e9rience influence-t-elle votre travail sur sc\u00e8ne et vos compositions personnelles ?<\/strong><\/p>\n<p><em>Oui, tout \u00e0 fait. Composer pour le cin\u00e9ma et composer des pi\u00e8ces pour piano destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre jou\u00e9es sur sc\u00e8ne sont deux d\u00e9marches totalement diff\u00e9rentes. Lorsque je compose pour le cin\u00e9ma, la musique doit avant tout s\u2019adapter \u00e0 l\u2019image. Ce sont les personnages, leurs \u00e9motions, leurs regards, les d\u00e9cors, la lumi\u00e8re ou le rythme d\u2019une sc\u00e8ne qui guident mon \u00e9criture. La musique doit accompagner une histoire, parfois la souligner, parfois m\u00eame dire ce que les images ne montrent pas. Dans ce contexte, c\u2019est l\u2019univers du r\u00e9alisateur qui m\u2019inspire et oriente mes choix musicaux. La musique devient un langage narratif, presque invisible, mais essentiel.A l\u2019inverse, mes compositions personnelles, celles que je joue en concert naissent d\u2019un espace beaucoup plus intime. Elles sont inspir\u00e9es par mon v\u00e9cu, mes souvenirs, mes exp\u00e9riences, mes \u00e9motions, et parfois par des images ou des lieux qui m\u2019ont marqu\u00e9. Elles ne doivent pas accompagner une histoire externe : elles sont l\u2019histoire elle-m\u00eame. Sur sc\u00e8ne, la musique n\u2019a plus besoin de soutenir un personnage ou une intrigue, elle doit simplement transmettre ma vision, mon imaginaire, et inviter le public dans un voyage personnel.<\/em><br \/>\n<em>Cette distinction influence beaucoup ma mani\u00e8re de travailler : le cin\u00e9ma m\u2019a appris la pr\u00e9cision, le sens du d\u00e9tail, l\u2019importance du non-dit. Et, en retour, mes compositions de concert me rappellent toujours la libert\u00e9 d\u2019\u00eatre soi-m\u00eame, sans cadre visuel \u00e0 suivre. Les deux univers se compl\u00e8tent, mais ils n\u2019ob\u00e9issent pas du tout aux m\u00eames exigences, et je crois que c\u2019est ce qui les rend aussi passionnants \u00e0 explorer.<\/em><\/p>\n<p><strong>Le Royal College of Music de Londres et le Prix du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique sont deux jalons importants de votre parcours. Comment ces reconnaissances ont-elles fa\u00e7onn\u00e9 votre vision artistique ?<\/strong><\/p>\n<p>L<em>e Prix Ali Ma\u00e2chi du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique est un immense honneur. C\u2019est une reconnaissance qui touche \u00e0 l\u2019image de la jeunesse alg\u00e9rienne, de la cr\u00e9ation actuelle, et de ce que notre pays peut offrir en mati\u00e8re d\u2019excellence artistique. Recevoir ce prix m\u2019a donn\u00e9 le sentiment d\u2019avoir une responsabilit\u00e9 suppl\u00e9mentaire : travailler encore plus, rester exigeant et repr\u00e9senter l\u2019Alg\u00e9rie avec fiert\u00e9 partout o\u00f9 je joue.<\/em><br \/>\n<em>Quant \u00e0 mon audition au Royal College of Music de Londres, c\u2019est avant tout une exp\u00e9rience qui m\u2019a confront\u00e9 \u00e0 un niveau international tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, \u00e0 une fa\u00e7on d\u2019aborder, de travailler et d\u2019\u00e9couter la musique qui m\u2019a beaucoup enrichi. Cela m\u2019a montr\u00e9 o\u00f9 se situent les standards des grandes sc\u00e8nes europ\u00e9ennes et anglo-saxonnes, et surtout que je pouvais m\u2019y confronter tout en restant fid\u00e8le \u00e0 mon identit\u00e9 musicale.J\u2019\u00e9tais \u00e9galement honor\u00e9 de savoir que cette institution prestigieuse a vu passer de tr\u00e8s grands noms, comme James Horner, immense compositeur de musique de film, auteur notamment des bandes originales de \u00ab Titanic \u00bb ou \u00ab Le Masque de Zorro \u00bb, mais aussi Lang Lang, l\u2019un des plus grands pianistes au monde. <\/em><br \/>\n<em>Ces deux exp\u00e9riences l\u2019une profond\u00e9ment ancr\u00e9e en Alg\u00e9rie, l\u2019autre v\u00e9cue \u00e0 Londres ont clarifi\u00e9 ma vision artistique. Elles m\u2019ont convaincu que je voulais \u00eatre un pont entre l\u2019Orient et l\u2019Occident, et que ma double appartenance culturelle n\u2019\u00e9tait pas un obstacle, mais au contraire une richesse. <\/em><br \/>\n<em>Elles m\u2019ont aussi donn\u00e9 cette confiance discr\u00e8te mais essentielle : celle de poursuivre mon chemin avec s\u00e9rieux, humilit\u00e9 et une identit\u00e9 musicale pleinement assum\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p><strong>La sc\u00e8ne internationale vous ouvre ses portes. Quels projets ou collaborations r\u00eavez-vous de r\u00e9aliser dans les prochaines ann\u00e9es \u00e0 travers le monde ?<\/strong><\/p>\n<p><em>La sc\u00e8ne internationale s\u2019est d\u00e9j\u00e0 ouverte \u00e0 moi. J\u2019ai eu l\u2019occasion de me produire \u00e0 Lyon, au Palais Bondy, et je serai prochainement en concert \u00e0 Oxford ainsi qu\u2019\u00e0 Londres, au sein de la Royal Academy of Music.<\/em><br \/>\n<em>D\u2019une certaine mani\u00e8re, je suis d\u00e9j\u00e0 en train de r\u00e9aliser un r\u00eave : jouer dans des lieux prestigieux et d\u2019excellence. Ce fut notamment le cas lors de mon concert \u00e0 Monaco, lors d\u2019un \u00e9v\u00e9nement organis\u00e9 par le Consulat alg\u00e9rien de Nice \u00e0 l\u2019occasion de la comm\u00e9moration du 1er Novembre. Cet \u00e9v\u00e9nement a r\u00e9uni plusieurs personnalit\u00e9s de la Principaut\u00e9, dont l\u2019ancien conseiller du Prince Albert II. Mon souhait est simple : partager encore davantage ma musique avec le public, partout o\u00f9 l\u2019on m\u2019invite. Plusieurs concerts sont d\u00e9j\u00e0 en pr\u00e9paration, notamment \u00e0 Rome et \u00e0 Madrid, et j\u2019esp\u00e8re continuer \u00e0 \u00e9largir ce cercle de rencontres musicales.En parall\u00e8le de mon activit\u00e9 de concertiste, j\u2019aimerais aussi d\u00e9velopper davantage mon travail de compositeur pour le cin\u00e9ma. J\u2019aspire un jour \u00e0 collaborer avec mon cousin Chakib Taleb Bendiab, r\u00e9alisateur du film \u00ab Alger \u00bb (Thriller sorti en 2024, Ndlr), et \u00e0 composer la bande originale de l\u2019un de ses prochains projets. Ce serait une mani\u00e8re de prolonger notre histoire familiale au service d\u2019une cr\u00e9ation artistique commune.<\/em><\/p>\n<p><strong>Les fans d\u2019Oran et d\u2019autres villes alg\u00e9riennes peuvent-ils esp\u00e9rer bient\u00f4t vous voir en concert pr\u00e8s de chez eux ?<\/strong><\/p>\n<p><em>Oui, bien \u00e9videmment. Je suis revenu en Alg\u00e9rie sp\u00e9cialement ce mois de novembre pour participer \u00e0 l\u2019esprit des f\u00eates nationales et offrir ces concerts \u00e0 Alger. <\/em><br \/>\n<em>Mais les autres villes ne sont absolument pas exclues.<\/em><br \/>\n<em>Je reviendrai tr\u00e8s certainement me produire \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra d\u2019Oran, ou encore \u00e0 Constantine, m\u00eame si cela ne se fera pas imm\u00e9diatement. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de jouer dans ces villes l\u2019an dernier, et j\u2019en garde de tr\u00e8s beaux souvenirs.Pour l\u2019instant, je me concentre davantage sur le d\u00e9veloppement de ma carri\u00e8re internationale, qui demande beaucoup de pr\u00e9paration et de d\u00e9placements. <\/em><br \/>\n<em>Mais je reviendrai avec plaisir partager ma musique avec le public d\u2019Oran, de Constantine et d\u2019autres villes alg\u00e9riennes.<\/em><br \/>\n<em>Ce sera d\u2019ailleurs le cas lors de ma tourn\u00e9e dans l\u2019ensemble des Instituts Fran\u00e7ais \u00e0 partir de la fin janvier 2026.<\/em><br \/>\n<em>Ce sera l\u2019occasion de revenir \u00e0 Oran, cette fois dans une salle plus intime que l\u2019Op\u00e9ra, mais \u00e9galement \u00e0 Constantine, Annaba, Tlemcen et bien s\u00fbr Alger. Je souhaite que chaque ville puisse, \u00e0 son tour, accueillir un moment musical pens\u00e9 sp\u00e9cialement pour son public.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au croisement des h\u00e9ritages, Yanis Taleb avance comme un funambule entre deux mondes : celui de la musique classique europ\u00e9enne et celui des sonorit\u00e9s orientales. 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