{"id":20070,"date":"2026-03-10T17:25:47","date_gmt":"2026-03-10T16:25:47","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=20070"},"modified":"2026-03-10T17:25:47","modified_gmt":"2026-03-10T16:25:47","slug":"centre-de-lutte-contre-le-cancer-un-ramadhan-au-gout-de-solidarite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=20070","title":{"rendered":"Centre de lutte contre le cancer  : Un Ramadhan au go\u00fbt de solidarit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Quelques minutes avant la rupture du je\u00fbne, une atmosph\u00e8re singuli\u00e8re enveloppe le service d&rsquo;oncologie p\u00e9diatrique du Centre anti-cancer \u00ab\u00a0Emir Abdelkader\u00a0\u00bb d&rsquo;Oran. Rien ne ressemble aux soirs ordinaires. Dans ces couloirs o\u00f9 la douleur c\u00f4toie le courage et l&rsquo;odeur des d\u00e9sinfectants se m\u00eale aux parfums r\u00e9confortant de la chorba fumante, le Ramadhan prend un autre visage : celui de la solidarit\u00e9 en action.<br \/>\nA l&rsquo;entr\u00e9e du service, de jeunes b\u00e9n\u00e9voles franchissent discr\u00e8tement les portes, charg\u00e9s de marmites encore chaudes, de cagettes de fruits et de bo\u00eetes de g\u00e2teaux. Malgr\u00e9 la fatigue, les visages restent lumineux. Les regards \u00e9chang\u00e9s en disent long : il ne s&rsquo;agit pas seulement de distribuer des repas, mais d&rsquo;honorer un engagement humain profond.<br \/>\nDans un coin du couloir, l&rsquo;organisation est millim\u00e9tr\u00e9e. Les plateaux s&rsquo;alignent : soupe chaude, plat principal, salade fra\u00eeche, dattes, jus, et douceurs traditionnelles &#8211; chamia et sboe el cadi &#8211; qui rappellent les tables familiales du mois sacr\u00e9.<br \/>\nChaque jour, 250 repas sont pr\u00e9par\u00e9s. Pas uniquement pour apaiser la faim, mais pour transmettre un message simple et puissant : \u00ab\u00a0Nous sommes avec vous\u00a0\u00bb.<br \/>\nCertains enfants rejoignent eux-m\u00eames le point de service, soutenus par leurs m\u00e8res ou par cette force fragile qu&rsquo;est l&rsquo;espoir. D&rsquo;autres, affaiblis par les traitements, re\u00e7oivent la visite des b\u00e9n\u00e9voles dans leurs chambres.<br \/>\nDe l\u00e9gers coups frapp\u00e9s \u00e0 la porte, un sourire sinc\u00e8re, un \u00ab\u00a0Ramadhan Karim\u00a0\u00bb murmur\u00e9 avec douceur : parfois, il suffit de peu pour raccourcir la distance entre les c\u0153urs.<br \/>\nL&rsquo;initiative est port\u00e9e par l&rsquo;Association d&rsquo;aide aux enfants canc\u00e9reux, en collaboration avec des bienfaiteurs fid\u00e8les. Depuis plus de 26 ans, l&rsquo;association accompagne les patients et leurs familles sur les plans m\u00e9dical, social et psychologique, inscrivant son action dans la continuit\u00e9 et la discr\u00e9tion.<br \/>\nSon pr\u00e9sident, Mohamed Bensekrane, souligne que cette op\u00e9ration est devenue un rendez-vous immuable du mois sacr\u00e9 au sein de l&rsquo;\u00e9tablissement hospitalier. Enfants, adultes, accompagnants : personne n&rsquo;est oubli\u00e9.<br \/>\nUne attention particuli\u00e8re est accord\u00e9e aux m\u00e8res, pr\u00e9sentes jour et nuit aux c\u00f4t\u00e9s de leurs enfants. Pour beaucoup venues de wilayas \u00e9loign\u00e9es, loin de leurs proches, ces repas repr\u00e9sentent bien plus qu&rsquo;un soutien mat\u00e9riel : ils sont une pr\u00e9sence, un r\u00e9confort, une main tendue.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Nous sommes avec vous\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Dans une chambre baign\u00e9e de lumi\u00e8re tamis\u00e9e, une jeune m\u00e8re veille son fils, \u00e2g\u00e9 de quatre ans \u00e0 peine. Lorsqu&rsquo;un b\u00e9n\u00e9vole lui remet son plateau d&rsquo;iftar, elle esquisse un sourire discret. Venue d&rsquo;une r\u00e9gion lointaine pour soigner son enfant, elle confie que l&rsquo;\u00e9loignement familial p\u00e8se lourd pendant le Ramadhan.<br \/>\n\u00ab Ce geste compense beaucoup \u00bb, murmure-t-elle. \u00ab Il nous apporte un peu de la chaleur que nous laissons derri\u00e8re nous \u00bb, ajoute-t-elle, le regard trahissant l&rsquo;\u00e9motion.<br \/>\nOuahid Benkinane, coordinateur de l&rsquo;op\u00e9ration, rappelle que des donateurs financent fid\u00e8lement cette action depuis des ann\u00e9es. Les 250 repas quotidiens sont pr\u00e9par\u00e9s selon des normes sanitaires rigoureuses. \u00ab Offrir un repas chaud \u00e0 ceux qui viennent de loin n&rsquo;est pas seulement un acte b\u00e9n\u00e9vole, c&rsquo;est un devoir humain \u00bb, insiste-t-il.<br \/>\nLa solidarit\u00e9 d\u00e9passe d&rsquo;ailleurs les murs du centre. Elle s&rsquo;\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 la maison d&rsquo;accueil des malades atteints de cancer sise rue Maoued Ahmed, dot\u00e9e de 12 lits. L\u00e0 aussi, les repas sont distribu\u00e9s dans la m\u00eame discr\u00e9tion, avec la m\u00eame attention.<br \/>\nDans les couloirs, Brahim Sekkal, b\u00e9n\u00e9vole, marche d&rsquo;un pas rapide. Il porte les plateaux, en semant des mots simples qui all\u00e8gent les craintes.<br \/>\n\u00ab Parfois, un sourire suffit. Il peut soulager une m\u00e8re \u00e9puis\u00e9e par l&rsquo;angoisse ou redonner un peu de force \u00e0 un enfant fatigu\u00e9 \u00bb, dit-il.<br \/>\nPuis vient l&rsquo;instant attendu. L&rsquo;appel de la rupture du je\u00fbne r\u00e9sonne. Un silence profond s&rsquo;installe. Les mains se l\u00e8vent en pri\u00e8re. L&rsquo;iftar commence dans une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 presque palpable. Ici, la nourriture n&rsquo;est pas qu&rsquo;un repas. Elle devient message de vie, promesse de soutien, t\u00e9moignage d&rsquo;humanit\u00e9. Et dans chaque cuiller\u00e9e de soupe, dans chaque datte partag\u00e9e, se raconte une histoire de solidarit\u00e9 \u00e9crite sans bruit et port\u00e9e par l&rsquo;espoir.<br \/>\nAPS<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques minutes avant la rupture du je\u00fbne, une atmosph\u00e8re singuli\u00e8re enveloppe le service d&rsquo;oncologie p\u00e9diatrique du Centre anti-cancer \u00ab\u00a0Emir Abdelkader\u00a0\u00bb d&rsquo;Oran. Rien ne ressemble aux soirs ordinaires. 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