{"id":21254,"date":"2026-05-06T18:20:25","date_gmt":"2026-05-06T17:20:25","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=21254"},"modified":"2026-05-06T18:20:25","modified_gmt":"2026-05-06T17:20:25","slug":"la-couleur-dans-les-mains-de-nora-hamdi-un-film-entre-memoire-identite-et-reconstruction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=21254","title":{"rendered":"\u00ab La Couleur dans les mains \u00bb de Nora Hamdi  : Un film entre m\u00e9moire, identit\u00e9  et reconstruction"},"content":{"rendered":"<p>Le film \u00ab La Couleur dans les mains \u00bb, adapt\u00e9 du roman du m\u00eame nom, sera projet\u00e9 \u00e0 Oran le 12 mai 2026 dans le cadre d\u2019une rencontre consacr\u00e9e au cin\u00e9ma et \u00e0 la m\u00e9moire. Cette \u0153uvre, r\u00e9alis\u00e9e en 2024, s\u2019inscrit dans une d\u00e9marche intimiste o\u00f9 le parcours de Yasmine, jeune artiste alg\u00e9rienne confront\u00e9e \u00e0 un pass\u00e9 familial marqu\u00e9 par les violences des ann\u00e9es 1990, devient le point de d\u00e9part d\u2019une r\u00e9flexion plus large sur la reconstruction par la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Entre Alger et Paris, le r\u00e9cit explore les tensions identitaires, les silences h\u00e9rit\u00e9s et la place de l\u2019art comme espace de r\u00e9paration int\u00e9rieure. La peinture, dans ce contexte, ne rel\u00e8ve pas seulement de l\u2019expression esth\u00e9tique, mais d\u2019un langage de survie et de transmission.<br \/>\nLe synopsis du film met en lumi\u00e8re cette trajectoire : pour se loger \u00e0 Paris, Yasmine, jeune peintre, est contrainte de changer d\u2019identit\u00e9.<br \/>\nCe choix impos\u00e9 la renvoie \u00e0 l\u2019histoire enfouie de ses parents, disparus alors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait encore qu\u2019un nourrisson. Dans cette qu\u00eate de v\u00e9rit\u00e9, son parcours artistique devient un fil conducteur vers la lumi\u00e8re, \u00e0 travers la d\u00e9couverte d\u2019un secret familial longtemps enfoui.<br \/>\nDans un entretien accord\u00e9 \u00e0 Alg\u00e9rie Presse, la r\u00e9alisatrice Nora Hamdi revient sur la gen\u00e8se et la port\u00e9e de son \u0153uvre. Elle explique que le film puise en partie dans son histoire personnelle, m\u00ealant r\u00e9alit\u00e9 et fiction, notamment \u00e0 travers son parcours d\u2019artiste peintre et son arriv\u00e9e \u00e0 Paris. Elle \u00e9voque \u00e9galement l\u2019influence de son p\u00e8re, artisan form\u00e9 chez les Compagnons du Devoir, dont la phrase \u00ab tu as de l\u2019or dans les mains \u00bb a inspir\u00e9 le titre du film.<br \/>\nLa r\u00e9alisatrice souligne que le film aborde les questions de racisme et de discrimination identitaire \u00e0 travers le parcours de son h\u00e9ro\u00efne, contrainte de modifier son nom pour acc\u00e9der \u00e0 un logement.<br \/>\nUne situation qu\u2019elle inscrit dans une r\u00e9flexion plus large sur la m\u00e9moire, les h\u00e9ritages historiques et la place de l\u2019identit\u00e9 dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines.<br \/>\nElle insiste \u00e9galement sur la dimension humaniste de son cin\u00e9ma, qu\u2019elle refuse de r\u00e9duire \u00e0 une \u00e9tiquette f\u00e9ministe ou militante, mais qu\u2019elle con\u00e7oit comme une affirmation de l\u2019\u00e9galit\u00e9 et de la libert\u00e9 individuelle. Selon elle, les personnages doivent pouvoir exister au-del\u00e0 des cat\u00e9gories sociales ou culturelles qui leur sont impos\u00e9es.<br \/>\nAvec le recul, Nora Hamdi d\u00e9crit \u00ab La Couleur dans les mains \u00bb comme une \u0153uvre intemporelle, en r\u00e9sonance avec des enjeux actuels tels que la banalisation du racisme et les d\u00e9fis du vivre-ensemble.<br \/>\nElle met en avant la symbolique centrale de la couleur, \u00e0 la fois picturale et humaine, comme repr\u00e9sentation de la diversit\u00e9 et de sa richesse.<br \/>\nLa projection \u00e0 Oran rev\u00eat pour elle une dimension particuli\u00e8re.<br \/>\nLe film abordant la trag\u00e9die nationale, la r\u00e9alisatrice rappelle que la ville a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par cette p\u00e9riode, tout en demeurant un haut lieu d\u2019expression artistique et musicale. Elle \u00e9voque \u00e9galement une pens\u00e9e pour le chanteur Cheb Hasni, figure embl\u00e9matique de la ville. Pr\u00e9senter ce film \u00e0 Oran constitue ainsi, selon elle, un moment de partage fort avec le public et la jeunesse.<br \/>\nR\u00e9alis\u00e9 par Nora Hamdi, le film r\u00e9unit notamment Kenza Moumou dans le r\u00f4le principal.<br \/>\nSa mise en sc\u00e8ne privil\u00e9gie une approche sensible, proche de la peinture, avec une lumi\u00e8re naturelle et un travail intime sur les personnages.<br \/>\nL\u2019\u0153uvre s\u2019inscrit dans une filmographie coh\u00e9rente, centr\u00e9e sur les th\u00e8mes de l\u2019identit\u00e9, de la m\u00e9moire et de la transmission.<br \/>\nO.A Nadir<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le film \u00ab La Couleur dans les mains \u00bb, adapt\u00e9 du roman du m\u00eame nom, sera projet\u00e9 \u00e0 Oran le 12 mai 2026 dans le cadre d\u2019une rencontre consacr\u00e9e au cin\u00e9ma et \u00e0 la m\u00e9moire. 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