{"id":21299,"date":"2026-05-09T18:18:10","date_gmt":"2026-05-09T17:18:10","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=21299"},"modified":"2026-05-09T18:18:10","modified_gmt":"2026-05-09T17:18:10","slug":"universite-oran-2-ces-voitures-qui-indisposent-les-etudiantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=21299","title":{"rendered":"Universit\u00e9 Oran 2 :  Ces voitures qui indisposent les \u00e9tudiantes"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 quelques m\u00e8tres de l\u2019universit\u00e9 Oran 2 Mohamed Ben Ahmed, dans le quartier universitaire de Belga\u00efd, une sc\u00e8ne revient presque chaque matin et chaque fin d\u2019apr\u00e8s-midi. Des voitures stationnent longuement le long des trottoirs, moteurs parfois en marche, vitres baiss\u00e9es, observant les all\u00e9es et venues des \u00e9tudiantes. Certaines restent quelques minutes, d\u2019autres plusieurs heures.<br \/>\nPour de nombreuses jeunes filles inscrites \u00e0 l\u2019universit\u00e9, cette pr\u00e9sence r\u00e9p\u00e9t\u00e9e est devenue une source d\u2019inconfort, voire de peur. Entre regards insistants, tentatives d\u2019approche maladroites et propositions d\u00e9plac\u00e9es, plusieurs \u00e9tudiantes racontent vivre une pression quotidienne \u00e0 la sortie des cours.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les milliers d\u2019\u00e9tudiants quittent les amphith\u00e9\u00e2tres, la route menant vers les r\u00e9sidences universitaires et les arr\u00eats de bus se transforme en terrain d\u2019observation. Des conducteurs ralentissent, interpellent des \u00e9tudiantes par la fen\u00eatre, proposent de les d\u00e9poser ou tentent simplement d\u2019attirer leur attention avec des klaxons r\u00e9p\u00e9t\u00e9s.<br \/>\n\u00ab Au d\u00e9but, je pensais que c\u2019\u00e9tait occasionnel \u00bb, raconte Souhila, 22 ans, \u00e9tudiante en sciences humaines. \u00ab Mais avec le temps, on remarque les m\u00eames voitures, les m\u00eames comportements. Certaines filles pr\u00e9f\u00e8rent attendre en groupe avant de sortir de l\u2019universit\u00e9. \u00bb<br \/>\nSelon elle, le ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019accentue surtout en fin de journ\u00e9e, lorsque les \u00e9tudiantes quittent le campus seules. \u00ab Il y a des hommes qui restent gar\u00e9s sans raison apparente. D\u00e8s qu\u2019une fille passe, ils essayent de discuter. Certaines ignorent, d\u2019autres ont peur de r\u00e9pondre parce qu\u2019on ne sait jamais comment la personne va r\u00e9agir. \u00bb<br \/>\nM\u00eame constat pour Djihene, \u00e9tudiante en langues \u00e9trang\u00e8res. La jeune femme explique que plusieurs de ses amies ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 suivies sur quelques m\u00e8tres par des v\u00e9hicules apr\u00e8s avoir refus\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 des sollicitations. \u00ab \u00c7a cr\u00e9e un vrai malaise. On vient pour \u00e9tudier, pas pour subir \u00e7a tous les jours. Certaines filles demandent m\u00eame \u00e0 leurs fr\u00e8res ou \u00e0 leurs p\u00e8res de venir les r\u00e9cup\u00e9rer\u00bb.<br \/>\nAutour du campus, les commer\u00e7ants du secteur confirment discr\u00e8tement la situation. Un vendeur de caf\u00e9 affirme voir r\u00e9guli\u00e8rement \u00ab des voitures stationn\u00e9es pendant des heures \u00bb. \u00ab On reconna\u00eet parfois les m\u00eames t\u00eates \u00bb, souffle-t-il.<br \/>\nSi certains parlent de simple drague de rue, plusieurs \u00e9tudiantes d\u00e9noncent plut\u00f4t une forme de harc\u00e8lement r\u00e9p\u00e9titif qui empoisonne leur quotidien universitaire. Sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e9galement, des publications \u00e9voquant le sujet circulent entre \u00e9tudiantes de Belga\u00efd, appelant \u00e0 davantage de s\u00e9curit\u00e9 autour des facult\u00e9s.<br \/>\nEn Alg\u00e9rie, le harc\u00e8lement dans les espaces publics est puni par la loi. Le Code p\u00e9nal alg\u00e9rien pr\u00e9voit des sanctions contre toute personne ayant un comportement portant atteinte \u00e0 la pudeur ou causant un trouble \u00e0 autrui par des actes, paroles ou gestes insistants. Lorsqu\u2019une personne suit, intimide ou importune de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e une femme dans l\u2019espace public, cela peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme du harc\u00e8lement et exposer son auteur \u00e0 des poursuites judiciaires.<br \/>\nDes \u00e9tudiants interrog\u00e9s estiment qu\u2019une pr\u00e9sence s\u00e9curitaire plus visible autour de l\u2019universit\u00e9 pourrait limiter ces comportements. D\u2019autres r\u00e9clament l\u2019installation de cam\u00e9ras ou davantage de rondes aux heures de sortie.<br \/>\nCar derri\u00e8re les klaxons et les vitres teint\u00e9es, c\u2019est surtout un sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 qui s\u2019installe progressivement chez certaines \u00e9tudiantes. Un malaise silencieux qui accompagne d\u00e9sormais plusieurs jeunes filles sur le chemin des \u00e9tudes.<br \/>\nO.A Nadir<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 quelques m\u00e8tres de l\u2019universit\u00e9 Oran 2 Mohamed Ben Ahmed, dans le quartier universitaire de Belga\u00efd, une sc\u00e8ne revient presque chaque matin et chaque fin d\u2019apr\u00e8s-midi. Des voitures stationnent longuement le long des trottoirs, moteurs parfois en marche, vitres baiss\u00e9es, observant les all\u00e9es et venues des \u00e9tudiantes. Certaines restent quelques minutes, d\u2019autres plusieurs heures. 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