{"id":4675,"date":"2024-01-05T18:17:13","date_gmt":"2024-01-05T17:17:13","guid":{"rendered":"http:\/\/algeriepresse.dz\/?p=4675"},"modified":"2024-01-05T18:17:13","modified_gmt":"2024-01-05T17:17:13","slug":"ce-que-jen-pense-jaime-fermer-les-yeux-et-me-souvenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=4675","title":{"rendered":"Ce que j\u2019en  pense: J\u2019aime fermer les yeux et me souvenir\u2026"},"content":{"rendered":"<p><em>Devant ces murs blancs, j\u2019aime fermer les yeux et me souvenir qu\u2019hier encore tu \u00e9tais l\u00e0. J\u2019aime regarder en arri\u00e8re et rencontrer encore la tristesse de ton \u00e2me et me rappeler comment j\u2019essayais, de fa\u00e7on maladroite le plus souvent, de te rendre le sourire. J\u2019ai compris bien plus tard \u00e0 travers la distance et l\u2019absence, qu\u2019il ne suffit pas de sentir une tristesse pour pouvoir la dissiper ; quant \u00e0 la soulager, absence et distance aidant, je constate avec amertume que je n\u2019en avais pas l\u2019\u00e9toffe. <\/em><br \/>\n<em>Pas l\u2019\u00e9toffe\u2026je ne sais plus, mais j\u2019ai au fond de moi une image de satin rouge dont j\u2019aurais r\u00eav\u00e9 couvrir non pas ton corps, ton visage ou tes yeux, mais cette tristesse lancinante qui habitait malgr\u00e9 tout, malgr\u00e9 moi une \u00e2me g\u00e9n\u00e9reuse.<\/em><br \/>\n<em>Pas l\u2019\u00e9toffe\u2026je ne sais plus mais j\u2019ai en moi ce regret p\u00e9n\u00e9trant et d\u00e9rangeant de ne pas avoir os\u00e9 abattre les grilles qui gardaient cette pudeur que je partageais, respectais et abhorrais \u00e0 la fois.<\/em><br \/>\n<em>Pas l\u2019\u00e9toffe\u2026je sais maintenant que ce n\u2019\u00e9tait nullement une question de courage, de cran ou de volont\u00e9, mais bien une question d\u2019absence et de distance tant il m\u2019apparait comme \u00e9vident que si tu \u00e9tais l\u00e0 je continuerais de me contenter de ces \u00e9claircies quotidiennes pass\u00e9es \u00e0 contempler cette femme dont le regard tant\u00f4t vif, tant\u00f4t effac\u00e9, tant\u00f4t excit\u00e9, tant\u00f4t discret et d\u00e9sormais ferm\u00e9 \u00e9clairait mes journ\u00e9es d\u2019une fa\u00e7on certaine.<\/em><br \/>\n<em>J\u2019aime fermer les yeux et me souvenir\u2026<\/em><br \/>\n<em>Devant ces murs gris, j\u2019aime fermer les yeux et me souvenir que peut-\u00eatre un jour tu seras l\u00e0 et que ces couloirs silencieux seront de nouveau habill\u00e9s de tes pas tant\u00f4t feutr\u00e9s, tant\u00f4t claquants, souvent h\u00e9sitants et toujours bienvenus pour un homme habit\u00e9 par un profond d\u00e9sir d\u2019un sourire d\u2019une \u00e2me pour une autre \u00e2me. Je me souviens de ton sourire, de tous tes sourires m\u00eame de ceux qui n\u2019\u00e9taient pas pour moi. <\/em><br \/>\n<em>Je me souviens \u2026je me souviens de ces caf\u00e9s noirs que je pr\u00e9parais en t\u2019attendant, en attendant que tu viennes me parler de tout sauf de toi. Je me souviens de cette intimit\u00e9 marqu\u00e9e par le travail, les choses \u00e0 faire, les objectifs et le reste \u00e0 faire. Je me souviens du regard des autres, habill\u00e9 de suspicion et de pr\u00e9jug\u00e9s, qui nous faisait rire tant nous \u00e9tions hors de leur port\u00e9e, hors de leurs jugements.<\/em><br \/>\n<em>Je me souviens de toi, je me souviens de ta tranquillit\u00e9 devant mes inqui\u00e9tudes, de ton optimisme devant ces m\u00eames inqui\u00e9tudes pourtant fond\u00e9es, de ta joie face \u00e0 la joie des autres qui venaient de recevoir ce que tu n\u2019avais pas, de tes col\u00e8res silencieuses devant ceux qui ne te voyaient pas alors que moi\u2026<\/em><br \/>\n<em>J\u2019aime fermer les yeux et me souvenir\u2026<\/em><br \/>\n<em>Peu importe la couleur des murs, peu importent la distance et l\u2019absence, peu importent les malentendus que je transformais en espoirs, peu importent les interdits que tu ne cessais de respecter, peu importe ce quotidien ennuyeux et lassant, peu importe\u2026j\u2019aime fermer les yeux et me souvenir de toi.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Devant ces murs blancs, j\u2019aime fermer les yeux et me souvenir qu\u2019hier encore tu \u00e9tais l\u00e0. J\u2019aime regarder en arri\u00e8re et rencontrer encore la tristesse de ton \u00e2me et me rappeler comment j\u2019essayais, de fa\u00e7on maladroite le plus souvent, de te rendre le sourire. J\u2019ai compris bien plus tard \u00e0 travers la distance et l\u2019absence, &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":["post-4675","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4675"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4676,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4675\/revisions\/4676"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algeriepresse.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}