{"id":8899,"date":"2024-09-04T19:39:44","date_gmt":"2024-09-04T18:39:44","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=8899"},"modified":"2024-09-04T19:39:44","modified_gmt":"2024-09-04T18:39:44","slug":"urbanisme-ecologique-et-si-les-rues-emblematiques-doran-devenaient-pietonnes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=8899","title":{"rendered":"Urbanisme \u00e9cologique :   Et si les rues embl\u00e9matiques d\u2019Oran devenaient pi\u00e9tonnes ?"},"content":{"rendered":"<p>Et si les rues les plus embl\u00e9matiques d&rsquo;Oran \u00e9taient transform\u00e9es en art\u00e8res pi\u00e9tonnes ? En effet, pourquoi ne pas rendre pi\u00e9tonnes les art\u00e8res et boulevards du centre historique d\u2019Oran, \u00e0 l\u2019image de la place du 1er Novembre (ex-Place d\u2019Armes), du front de mer, des rues Khemisti et Ben M\u2019hidi ? La tr\u00e8s pollu\u00e9e et tr\u00e8s dense cit\u00e9 Akid Lotfi gagnerait aussi \u00e0 \u00eatre transform\u00e9e en zone pi\u00e9tonne. Le bon exemple vient d\u2019Alger o\u00f9 la rue Ahmed-Cha\u00efb (ex-rue de Tanger), une art\u00e8re historique de la capitale, vient d\u2019\u00eatre transform\u00e9e en zone pi\u00e9tonne.<br \/>\nA Oran, l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 de l\u2019espace public est r\u00e9serv\u00e9 aux voitures ou aux bruyants deux-roues motoris\u00e9s. Il s\u2019agit simplement de r\u00e9\u00e9quilibrer le rapport entre les modes de d\u00e9placement, en tenant davantage compte de l\u2019\u00e9cologie et de la sant\u00e9 publique.<br \/>\n\u00abLa grande ville oranaise doit r\u00e9duire la place de la voiture dans l\u2019espace public, notamment au profit des transports collectifs, des pi\u00e9tons et des cyclistes\u00bb, plaide M. Kharbouche, un urbaniste sp\u00e9cialiste de l\u2019am\u00e9nagement urbain. Les pi\u00e9tonni\u00e8res sont caract\u00e9ris\u00e9es par des r\u00e9alisations urbanistiques qui consistent en la disparition des trottoirs, la mise en place d&rsquo;un pavage ou dallage, d&rsquo;un mobilier urbain ornemental, la pose de bornes de voirie et de potelets, de bacs \u00e0 fleurs, de plantations et des am\u00e9nagements pour des animations commerciales et festives. \u00abA Oran, le pi\u00e9ton demeure un angle mort et le parent pauvre des politiques de mobilit\u00e9. Les collectivit\u00e9s ne pensent pas \u00e0 int\u00e9grer les pi\u00e9tons dans leurs r\u00e9flexions et leur planification territoriale. Un constat paradoxal alors que la marche constitue le mode de d\u00e9placement le plus vertueux et le plus b\u00e9n\u00e9fique pour la sant\u00e9 publique\u00bb, explique encore M. Kharbouche. Non seulement elle occupe peu d\u2019espace, mais elle pr\u00e9sente bien d\u2019autres bienfaits pour la sant\u00e9, la qualit\u00e9 de l\u2019air, la r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre et du bruit. \u00abLe d\u00e9veloppement des zones pi\u00e9tonni\u00e8res est \u00e9galement \u00e9troitement li\u00e9 aux questions de protection de l&rsquo;environnement et de la lutte contre les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre rejet\u00e9es par la circulation automobile. Les rues pi\u00e9tonnes profitent \u00e9galement au commerce local, en permettant d\u2019animer les villes\u00bb, poursuit l\u2019urbaniste.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">Pour un cadre de vie vertueux<\/h3>\n<p>Pour M. Kharbouche, \u00ables pi\u00e9tons doivent \u00eatre replac\u00e9s au c\u0153ur de la strat\u00e9gie des politiques publiques. Les territoires urbains ont besoin de cr\u00e9ativit\u00e9 permettant aux collectivit\u00e9s d\u2019\u00e9laborer une strat\u00e9gie pi\u00e9tonne et exp\u00e9rimenter des am\u00e9nagements favorables \u00e0 la marche\u00bb. Le sp\u00e9cialiste d\u00e9veloppe d\u2019autres arguments : \u00abPour favoriser la marche dans les espaces urbains, la rue est une \u00e9chelle de r\u00e9flexion pertinente. Plut\u00f4t que de partir de la planification strat\u00e9gique territoriale qui con\u00e7oit les espaces en fonction de la circulation automobile, la rue doit \u00eatre con\u00e7ue pour permettre de penser \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du pi\u00e9ton, le plus petit des acteurs de la ville\u00bb. Et d\u2019ajouter : \u00abEn faisant le point d\u2019entr\u00e9e de la r\u00e9flexion urbaine, en partant de ses usages et de ses besoins, on peut d\u00e9passer la conception dominante qui envisage les rues comme tuyaux dans lesquelles circulent les voitures\u00bb. L\u2019urbaniste cite l\u2019exemple des rues qui desservent les \u00e9tablissements scolaires qui doivent absolument \u00eatre rendues pi\u00e9tonnes afin de s\u00e9curiser les enfants. M. Kharbouche estime qu\u2019\u00abau-del\u00e0 de la pi\u00e9tonisation d\u2019une rue ou d\u2019une place, cela peut aussi passer par la v\u00e9g\u00e9talisation. Derri\u00e8re cette requalification des rues transpara\u00eet \u00e9galement l\u2019id\u00e9e de r\u00e9enchanter nos villes en les rendant moins ternes et plus conviviales\u00bb. \u00abPour toutes ces raisons, engager une politique pi\u00e9tonne ambitieuse a des r\u00e9percussions en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique, de pollution atmosph\u00e9rique, d\u2019attractivit\u00e9 de la ville et d\u2019inclusivit\u00e9\u00bb, souligne encore l\u2019urbaniste. Et M. Kharbouche de conclure : \u00abFaciliter la marche en ville n\u2019implique pas d\u2019\u00e9vacuer totalement la voiture, mais n\u00e9cessite de revenir sur son omnipr\u00e9sence. Rendre certaines art\u00e8res embl\u00e9matiques pi\u00e9tonnes permettra \u00e9galement une patrimonialisation du centre historique \u00bb.<br \/>\n<strong>G. Salima<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si les rues les plus embl\u00e9matiques d&rsquo;Oran \u00e9taient transform\u00e9es en art\u00e8res pi\u00e9tonnes ? En effet, pourquoi ne pas rendre pi\u00e9tonnes les art\u00e8res et boulevards du centre historique d\u2019Oran, \u00e0 l\u2019image de la place du 1er Novembre (ex-Place d\u2019Armes), du front de mer, des rues Khemisti et Ben M\u2019hidi ? 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