{"id":8975,"date":"2024-09-10T18:25:01","date_gmt":"2024-09-10T17:25:01","guid":{"rendered":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=8975"},"modified":"2024-09-10T18:25:01","modified_gmt":"2024-09-10T17:25:01","slug":"une-gastronomie-qui-parle-au-coeur-et-a-lesprit-immersion-dans-les-restaurants-turcs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algeriepresse.dz\/?p=8975","title":{"rendered":"Une gastronomie qui parle au c\u0153ur et \u00e0 l\u2019esprit:  Immersion dans les restaurants turcs"},"content":{"rendered":"<p>De nombreuses enseignes de restauration turque ont vu le jour ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Oran. De Keyfi Mangal au boulevard Mill\u00e9nium, au Barbarossa, dans la rue Abbane Ramdane, en passant par Chef Assad- Steak Land, \u00e0 la r\u00e9sidence Hasnaoui, ou encore chez Hocine le Turc, qui tient le c\u00e9l\u00e8bre restaurant Mohanad dans la rue Khemisti, les restaurants turcs rivalisent d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 pour attirer et fid\u00e9liser les gourmands.<\/p>\n<p>La culture turque a conquis le c\u0153ur de nombreux oranais, et il en va aussi et surtout pour la gastronomie. Des traditions culinaires vari\u00e9es se sont amalgam\u00e9es pour cr\u00e9er une cuisine ottomane unique en son genre, o\u00f9 il y en a pour tous les go\u00fbts. Quand on parle de cuisine turque, on pense presque toujours au kebab. Et \u00e0 juste titre, parce que ce dernier est devenu l\u2019une des principales exportations culturelles de la Turquie. On trouve un vendeur de kebab dans de nombreux quartiers d\u2019Oran, qui ne sont pas forc\u00e9ment tenus par des turques. \u00abC\u2019est une gastronomie qui parle au c\u0153ur, \u00e0 l\u2019esprit et au ventre. Sa grande vari\u00e9t\u00e9 \u00e9voque un pass\u00e9 o\u00f9 la coexistence multiculturelle \u00e9tait de norme, et o\u00f9 un premier gage d\u2019amiti\u00e9 \u00e9tait souvent culinaire\u00bb, estime Hassina, une oranaise mari\u00e9e \u00e0 un cuisinier turc qui travaille comme dans le restaurant Mohanad, situ\u00e9 dans la rue Khemisti.<br \/>\nLes Oranais et les visiteurs d\u2019El Bahia d\u00e9couvrent ainsi le riche patrimoine culinaire turc allant du bouquet des diff\u00e9rents ar\u00f4mes, aux pommes de terre qui mijotent, en passant par la viande grill\u00e9e, le sirop de sucre en \u00e9bullition et une foule d\u2019autres effluves. Les odeurs des diff\u00e9rents plats en train d\u2019\u00eatre cuisin\u00e9s alors que la journ\u00e9e touche \u00e0 sa fin compl\u00e8tent souvent harmonieusement le spectacle de la ville. Les sandwiches d&rsquo;origine turque, \u00e0 base d&rsquo;ingr\u00e9dients de qualit\u00e9, se multiplient dans la capitale de l\u2019Ouest. Sensation street food de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, le kebab revu et corrig\u00e9 par le chef Izmir reste un mod\u00e8le du genre.<br \/>\nA la cit\u00e9 Akid Lotfi, un restaurant turc propose de la viande de veau de lait marin\u00e9e et cuite \u00e0 la broche accompagn\u00e9e, au choix, de sauce blanche (fromage blanc, raifort), verte (pulpe de tomate verte, piment vert, oignons doux), petits pois (petits pois, menthe, cumin et citron), tahina (aubergine, fromage blanc, tahina) ou encore fourr\u00e9e dans une galette maison cuite sur place. Les prix vont de 1.500 \u00e0 4.000 dinars pour les plats les plus \u00e9labor\u00e9s. Une autre micro-\u00e9choppe turque \u00e0 la devanture orang\u00e9e qui vient de s\u2019implanter dans cette cit\u00e9 se remarque \u00e0 la file de gourmands venus d\u00e9guster ses excellents lahmacuns (une sorte de pizza turque \u00e0 la viande hach\u00e9e, herbes et l\u00e9gumes) et ses d\u00fcr\u00fcms top qualit\u00e9 (de fines galettes enroul\u00e9es). La p\u00e2te est cuite au feu de bois \u00e0 l&rsquo;avant du magasin, tandis que les brochettes d&rsquo;agneau, de poulet ou de viande hach\u00e9e grillent \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re sur des braises, raviv\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide\u2026 d&rsquo;un s\u00e8che-cheveux ! Pas de sauce en sus, ni de frites, juste des oignons rouges, de la salade, des tomates et des herbes. La file d\u2019attente qui s&rsquo;y forme \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9jeuner ne trompe pas sur la r\u00e9putation acquise par l\u2019\u00e9tablissement.<br \/>\nUn autre restaurant familial perp\u00e9tue fra\u00eecheur des ingr\u00e9dients et qualit\u00e9 des recettes, dans la plus pure tradition du kebab. La poitrine de veau marin\u00e9e 24 heures est cuite \u00e0 la broche puis d\u00e9coup\u00e9e au couteau, avant de se lover dans une fine galette p\u00e9trie et cuite sur place et de se parer d&rsquo;herbes rafra\u00eechissantes, d&rsquo;\u00e9pices parfum\u00e9es (sumac) et de sauce maison. Mais attention, tous ces plats succulents sont \u00e0 consommer avec mod\u00e9ration car ils sont tr\u00e8s riches en graisses insatur\u00e9es qui sont mauvaises pour la sant\u00e9.<br \/>\n<strong>G. Salima<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreuses enseignes de restauration turque ont vu le jour ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Oran. 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