Washington se prononce sur la liberté de culte en Algérie : Attaf exprime ses profonds regrets

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf a exprimé, samedi, ses profonds regrets concernant les informations erronées et inexactes sur l’Algérie, contenues dans le dernier communiqué du Secrétariat d’Etat américain sur la liberté de culte, a indique un communiqué du département ministériel.

En effet, et dans un entretien téléphonique avec son homologue américain, Antony Blinken, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que le communiqué avait omis les efforts consentis par l’Algérie en vue de consacrer le principe de liberté de culte et de pratique religieuse, un principe garanti par la Constitution algérienne de manière claire et sans équivoque, a précisé la même source.
Le ministre a, également, évoqué « le dialogue engagé par notre pays avec les Etats-Unis à cet égard, et l’expression, à plusieurs reprises, de sa disponibilité à recevoir l’ambassadeur itinérant américain pour la liberté de religion dans le monde, en vue de mettre la lumière sur les faits, outre l’engagement effectif de l’Algérie à préserver le principe de liberté de culte conformément à ces obligations internationales y afférentes », a conclu le communiqué.
M. Attaf a reçu, pour la circonstance, un appel téléphonique de son homologue américain. Par ailleurs, cette communication a permis d' »échanger les vues et d’approfondir les concertations autour de plusieurs questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil de sécurité pour ce mois, notamment celles relatives à la sécurité de la navigation maritime en mer rouge, la situation prévalant dans la bande de Ghaza assiégée sur fond de la nécessité impérieuse d’accélérer la réunion des conditions nécessaires pour parvenir à une solution juste et durable de la question palestinienne, dans le cadre de la solution à deux Etats, la question du Sahara Occidental et le renforcement de l’adhésion des Etats-Unis au soutien du processus politique sous l’égide des Nations unies ».
Pour rappel, et dans un communiqué publié à Washington, Antony Blinken a maintenu l’Algérie sur «la liste de surveillance spéciale pour avoir commis ou toléré de graves violations de la liberté religieuse».
«La promotion de la liberté de religion ou de conviction est l’un des principaux objectifs de la politique étrangère des États-Unis depuis que le Congrès a adopté et promulgué la loi sur la liberté religieuse internationale en 1998», a rappelé le chef de la diplomatie américaine.
R.N

Bouton retour en haut de la page