Novembre Bleu : 45 cas suspects de cancer de la prostate détectés
La campagne de dépistage gratuit organisée à Oran durant le mois de novembre dans le cadre de l’opération « Novembre Bleu » a permis d’examiner 1.975 hommes. A l’issue de cette action de prévention, les équipes médicales ont relevé 45 cas suspects de cancer de la prostate, qui feront l’objet d’analyses complémentaires.
Selon les services d’urologie et de chirurgie rénale de l’EHU, 629 consultations de dépistage précoce ont été réalisées, principalement auprès d’hommes de plus de 51 ans. Le CHU Benzerjeb a, pour sa part, enregistré 950 consultations. Le reste des examens a été effectué dans d’autres structures sanitaires mobilisées pour l’opération.
Les cas suspectés seront soumis à des examens plus approfondis afin d’identifier la nature exacte de l’atteinte et le stade de développement de la maladie. Les médecins indiquent que la majorité des anomalies détectées semblent relever d’un stade précoce, ce qui constitue un facteur essentiel pour assurer un traitement efficace.
Outre l’évaluation générale de leur état de santé, les personnes examinées ont bénéficié d’analyses spécifiques ciblant un cancer réputé silencieux. Cette pathologie évolue en effet sans symptômes visibles durant ses premiers stades, d’où la nécessité pour les hommes de plus de 50 ans d’effectuer des dépistages réguliers, même en l’absence de signes cliniques.
Les autorités sanitaires rappellent par ailleurs que la lutte contre le cancer figure parmi les priorités nationales. L’Etat a engagé la réalisation d’un Institut national de recherche et de traitement du cancer à Oran, destiné à renforcer les capacités de prise en charge. Un fonds national dédié doit également voir le jour afin de garantir l’accès gratuit aux examens, aux médicaments et aux traitements, y compris la chimiothérapie, pour tous les patients.
Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à améliorer la qualité du dépistage et du traitement, tout en assurant une prise en charge équitable et durable pour l’ensemble des malades.
Khaled Boudaoui
