Trafic de trois quintaux de kif à Bab El Assa: 15 ans de réclusion en appel pour les accusés
Les personnes impliquées dans l’affaire du trafic des trois quintaux de kif saisis à Bab El Assa ont été condamnées en appel à quinze ans de réclusion criminelle.
Selon les faits, le 6 septembre 2016, les gendarmes ont intercepté un véhicule Renault 25 transportant 3 quintaux de kif. Sept personnes étaient impliquées, dont de grands barons du trafic, certains réfugiés au Maroc, à l’instar du fameux « Ould Laouita ». Les occupants du véhicule avaient réussi à prendre la fuite. La fouille du véhicule permit de saisir sept cartons à proximité et cinq autres dans le coffre. Des empreintes furent relevées sur ces cartons, mais aucune correspondance n’a été établie à ce moment-là.
Le 18 septembre 2016, une Renault 20 est interceptée aux environs de Bab El Assa pour un contrôle de routine. Les occupants, B.S., son père et une autre personne, n’ont pas leurs documents. Le père propose d’aller les chercher à la maison et revint rapidement à la brigade. Après vérification, rien de suspect n’est constaté. Toutefois, les empreintes relevées sur les trois individus sont comparées à celles relevées lors de la saisie des 3 quintaux : le pouce de B.S. correspond à une empreinte sur un verre trouvé dans la R25. Arrêté et confronté aux faits, B.S. avoue avoir assuré la route aux trafiquants.
Lors de son procès le 14 janvier 2020, il confirme ses déclarations, expliquant que le kif avait été ramené par des Marocains jusqu’à la frontière, puis récupéré par des passeurs algériens. Pour 10 millions de centimes, il avait accepté d’accompagner le trajet avec son véhicule, laissant son verre sur place. Lors de ce premier procès, B.S. est condamné à 12 ans de réclusion, tandis que deux autres impliqués, en fuite, écopent de la perpétuité par contumace.
A l’audience du tribunal criminel d’appel, B.M. et A.M. sont jugés. B.M. nie les faits, affirmant que B.S. l’avait impliqué après son arrestation. Il indique que B.S. agissait avec son frère B.A., toujours en fuite et réfugié au Maroc. A.M. reconnait les faits, expliquant qu’il avait accepté d’assurer la route aux trafiquants, dont B.S., B.M. et B.A., pour 10 millions de centimes, motivé par sa situation sociale. Le parquet a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion.
Zemmouri L.
