Une affaire de psychotropes devant le Tribunal d’appel :Le Parquet réclame l’aggravation de la peine
Condamnés par le tribunal d’Oran à trois ans de prison ferme pour commercialisation de psychotropes, deux accusés ont comparu devant le tribunal d’appel. Le procureur, considérant la gravité des faits, a requis une aggravation de la peine à leur encontre alors que la défense a plaidé la non-culpabilité. Le verdict a été mis en délibéré.
Les faits remontent à novembre 2024, suite à une opération menée par les services de police à Haï Fellaoucène, dans le quartier d’El Barki. Les policiers avaient remarqué une voiture suspecte avec deux personnes à son bord, tandis que deux autres personnes se tenaient debout à côté du véhicule. A l’approche de la police, trois suspects ont pris la fuite. Celui qui est resté à bord de la voiture a été appréhendé. Lors de sa fouille, 165 comprimés de prégabaline ont été saisis.
Un deuxième mis en cause, qui avait pris la fuite à moto, a également été arrêté après une course-poursuite. La somme de 8.000 dinars a été saisie.
Interrogé, le premier prévenu a déclaré qu’il se trouvait ce jour-là dans sa voiture avec un ami nommé Zino et une autre personne dont il ignore l’identité. Il a affirmé qu’ils se sont rendus à Saint-Pierre, où Zino a récupéré les 165 comprimés de prégabaline. À leur retour à Haï Fellaoucène, et à l’apparition des policiers, ce dernier a balancé les comprimés dans son véhicule, insistant que ces psychotropes ne lui appartenaient pas et qu’il n’avait fait qu’accompagner les deux autres pour acquérir cette drogue.
Le second accusé a nié en bloc toutes les accusations retenues contre lui.
A la barre du tribunal d’appel, les deux mis en cause ont réfuté les accusations retenues contre eux, tout en maintenant leurs premières déclarations.
Zemmouri L.
