Code de la route : La ceinture à l’arrière devient obligatoire

Entre nouvelles dispositions légales et habitudes persistantes des usagers, le port de la ceinture de sécurité à l’arrière des véhicules, désormais obligatoire, met en lumière les écarts entre la réglementation et son application sur le terrain, à Oran. Publié au Journal officiel, le nouveau Code de la route introduit un ensemble de mesures visant à renforcer la sécurité routière et à encadrer plus strictement les comportements des usagers.
Cette obligation, qui concerne l’ensemble des occupants d’un véhicule sans distinction de place, intervient dans un contexte marqué par la persistance des accidents de la circulation.
Sur le terrain, la mesure est globalement connue, mais encore inégalement appliquée. À Oran, plusieurs automobilistes reconnaissent que le port de la ceinture à l’arrière ne constitue pas encore un réflexe systématique. « À l’avant, c’est devenu automatique. À l’arrière, ce n’est pas encore ancré dans les habitudes », indique un chauffeur de taxi. Un autre usager estime que la règle « est logique, mais nécessite du temps pour être intégrée ».
Dans les auto-écoles, cette disposition s’ajoute à une évolution plus large des contenus de formation. Les professionnels du secteur estiment que la réforme impose un renforcement de l’enseignement lié à la sécurité routière et au comportement des conducteurs.
Par ailleurs, le nouveau Code de la route prévoit un encadrement plus strict des centres de contrôle technique et des services techniques. Les procédures de vérification des véhicules sont appelées à être renforcées.
Des professionnels du secteur évoquent la nécessité de renforcer la rigueur des inspections, tandis que des usagers expriment des attentes en matière d’équité et de transparence dans l’application des contrôles.
Parmi les principales dispositions, la loi prévoit des amendes allant de 3.000 à 10.000 DA selon la catégorie de contravention, ainsi que des peines d’emprisonnement pouvant atteindre 20 ans, assorties d’amendes, pour les infractions les plus graves. L’usage manuel du téléphone portable au volant et le port d’écouteurs sur les deux oreilles sont désormais interdits, sauf lorsqu’il s’agit d’un dispositif d’aide à la conduite ou à la navigation.
La loi introduit également une responsabilité civile pour les acteurs chargés de la réalisation, de l’aménagement ou de l’entretien des routes, en cas d’accidents liés à des travaux non conformes aux normes. Les contrôleurs techniques et experts agréés assument quant à eux une responsabilité pénale en cas d’infractions constatées.
K.B

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