Tribunal d’appel : Trois ans de prison pour kidnapping à Es-Sénia

Accusé dans une affaire de kidnapping, M. Bilal a comparu devant le tribunal criminel d’appel. Suite aux délibérations, il a été déclaré coupable et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.
Les faits remontent au 27 février 206 lorsque des éléments de la Gendarmerie nationale, en patrouille dans les quartiers d’Es-Sénia, ont entendu les appels à l’aide d’un homme. Réagissant rapidement, ils ont localisé l’origine des cris avant de découvrir un jeune homme très agité, à bord d’une voiture en compagnie de plusieurs personnes. Interrogé, il a expliqué qu’il venait d’être kidnappé par les occupants de la voiture. Une enquête a été ouverte pour mettre la lumière sur cette affaire.
Les investigations lancées ont permis aux gendarmes de déterminer que les présumés kidnappeurs, dont M. Bilel, étaient venus de Ouargla avec 31 millions de centimes pour acheter des psychotropes dans le quartier d’El Hamri. Ils ont rencontré la victime à laquelle ils avaient demandé s’il pouvait les aider à acquérir les stupéfiants. Voulant profiter de la naïveté de ces «pigeons» providentiels, le jeune homme leur a demandé de lui donner l’argent et de l’attendre, le temps pour lui de s’approvisionner auprès de ses fournisseurs. Confiants au-delà du raisonnable, les visiteurs du Sud algérien ont remis la somme d’argent à l’inconnu et attendu. Quelques temps plus tard, le présumé dealer est revenu pour leur remettre des sachets qui, ils s’en rendront compte rapidement, contenaient des cacahuètes au lieu des psychotropes espérés. Furieux d’avoir ainsi été dupés, ils sont repartis à la recherche de l’arnaqueur qu’ils ont finalement retrouvé. Ils l’ont alors emmené à Es-Sénia et l’ont sévèrement corrigé. Il n’a été sauvé que grâce à l’intervention de la patrouille. Après avoir été condamnés en première instance, seul M. Bilal a fait appel de son jugement et a été rejugé en appel la semaine passée.
Au tribunal criminel d’appel, l’accusé continué de rejeter les faits qui lui sont reprochés. Il affirmera n’avoir jamais tenté d’acheter de psychotropes et être venu à Oran avec son épouse pour des problèmes de santé et voulaient se soigner dans l’un des hôpitaux.
Le représentant du ministère public, convaincu que l’accusé était coupable et tentait de fuir ses responsabilités par tous les moyens, a requis trois ans de prison ferme. La défense, elle, a plaidé la non-culpabilité de son client et réclamé son acquittement.
Zemmouri L.

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