Cultures stratégiques: Le défi du Sud

Une nouvelle feuille de route multisectorielle a été mise en place pour renforcer les investissements dans les cultures stratégiques des wilayas du Sud algérien, en particulier concernant l’accès à l’énergie, les infrastructures routières et les services de télécommunications.

Cette initiative, décidée lors d’une réunion au ministère des Finances, vise à résoudre les contraintes rencontrées dans ces régions et à soutenir le développement agricole stratégique. Étaient présents les ministres des Finances, de l’Agriculture, des Travaux publics, de l’Hydraulique et de la Poste et des Télécommunications, ainsi que les walis des wilayas concernées et les représentants d’organismes publics tels que Sonelgaz et Algérie Télécom entre autres.
Youcef Cherfa, le ministre de l’Agriculture, a rappelé les objectifs fixés pour l’autosuffisance alimentaire en blé dur et autres cultures clés, insistant sur l’importance de raccorder les exploitations agricoles à l’électricité et d’améliorer les voies d’accès. Il a précisé que des travaux avaient débuté sur 94 exploitations agricoles dans le Sud, avec certaines déjà opérationnelles. Pour encourager les investissements, une décision prioritaire d’affectation de fonds a été prise, visant à soutenir les infrastructures nécessaires au raccordement en énergie des exploitations.
Sur le plan financier, une collaboration entre le ministère des Finances et l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) a été instaurée ; chaque banque publique s’engageant à financer des projets agricoles dans une région spécifique. Parallèlement, les compagnies d’assurance publiques seront associées à l’assurance des exploitations agricoles, une mesure qui sera concrétisée dans les semaines à venir.
En matière d’infrastructure de stockage, 350 centres de proximité sont en cours de construction, chacun d’une capacité de 50 000 quintaux. De plus, 30 silos de grande capacité sont également prévus, dont trois seront implantés dans le Sud, à Adrar, Ouargla, et El Menia.
Les efforts de développement incluent également des investissements majeurs de groupes privés et étrangers dans le Sud, notamment des projets pour la production de betteraves sucrières, des céréales et de la viande. Par exemple, le groupe Cevital mène un projet sur 285 000 hectares pour la production de sucre et d’autres cultures stratégiques, tandis que l’entreprise Tafadis, une filiale de Madar Holding, a lancé une initiative de production de betteraves à sucre. Le Sud algérien voit également des partenariats algéro-saoudiens et algéro-chinois dans les domaines de l’élevage et de l’aviculture, renforçant la stratégie d’investissement diversifié pour le développement agricole et l’autonomie alimentaire.
Ces initiatives, appuyées par des politiques de soutien à la connectivité et à l’accessibilité, illustrent l’engagement de l’État à rendre le secteur agricole dans le Sud plus résilient et compétitif, et à offrir aux investisseurs les moyens de réussir dans un environnement multisectoriel intégré.
Ch.G

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