En provenance du Maroc: Près de 500 kg de kif saisis par le SCLTIS

Le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) a démantelé un dangereux réseau de trafic de drogue, saisi près d’une demi-tonne de kif traité en provenance du Maroc et arrêté cinq individus.
Selon le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), ce réseau opérait depuis les frontières ouest jusqu’au centre et à l’est du pays, et a tenté de faire passer 4,82 quintaux. Cette importante opération est le fruit d’un travail d’enquêtes sur le terrain entre les différents services régionaux du SCLTIS et l’exploitation des informations qui leur sont parvenues. C’est ainsi, selon la même source, qu’il a été déterminé le type de véhicule devant transporter la quantité de drogue de la frontière marocaine vers l’intérieur du pays via la wilaya de Tlemcen.
Un important dispositif a été mis en place le long de l’itinéraire du camion qui a emprunté l’autoroute Est-ouest. A l’entrée de la ville de Boufarik, le camion a été intercepté ainsi qu’une voiture de tourisme qui lui servait de sentinelle. L’inspection du camion a permis la découverte de la drogue soigneusement dissimulée dans une cache établie au niveau de sa benne.
Les occupants de la voiture et le chauffeur du camion, soit cinq personnes au total, ont été arrêtées. Elles ont été déférées devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé de Sidi M’hamed (Alger), le 6 novembre pour « détention, achat en vue de la vente, stockage, distribution et transport de drogue dans le cadre d’un groupe criminel organisé, outre, l’importation illégale de drogue », a ajouté le communiqué.
Cette saisie n’est pas la première ni la dernière du reste puisque chaque semaine, un bilan opérationnel de l’Armée nationale populaire (ANP) fait état d’avortement de tentatives d’introduction de plusieurs quintaux de cannabis en provenance du voisin de l’Ouest. La dernière en date remonte à la période allant du 30 octobre au 5 novembre, où plus de 12 quintaux de kif traité ont été interceptés.
Pour l’Algérie, ces saisies constituent une menace directe. Le pays est souvent utilisé comme voie de transit pour les drogues destinées à d’autres marchés, ainsi qu’à alimenter les consommateurs locaux. Les autorités ont ainsi intensifié leurs efforts pour contrer cette tendance, avec des opérations régulières visant à démanteler les réseaux de trafic.
B.S et R.N
