Echanges commerciaux avec la France: Larbaoui répond à Driencourt

Alger a apporté un démenti « catégoriques » aux déclarations « erronées » et « totalement infondées » de Xavier Driencourt concernant des mesures « restrictives » aux échanges commerciaux avec la France.

Dans un communiqué laconique, « la cellule communication du Premier ministre tient à apporter un démenti catégorique à ces informations erronées et totalement infondées », suite « aux allégations mensongères colportées par l’ancien ambassadeur de France à Alger dans son délire haineux et coutumier à l’égard de l’Algérie, au sujet de prétendues mesures restrictives au commerce ».
Allégations, mensonges, délire haineux et coutumier, le texte a cerné en peu de mots et sans le citer, la personnalité de celui qui fut deux fois ambassadeur de l’Algérie sous l’ancien régime de 2008 à 2012 et de 2017 à 2020. Depuis, il ne cesse de critiquer la politique algérienne à chaque occasion où il lui est permis de s’exprimer.
La réaction algérienne intervient suite à une publication sur X de Driencourt qui affirmait que « pour remercier la France, l’Algérie décide de bloquer toutes les importations françaises et les exportations vers la France. Nous sommes décidément aveugles ».
Des allégations démenties par les chiffres puisque les échanges commerciaux entre les deux pays ont affiché une hausse de 5,3 % en 2023 sur un an, s’établissant à 11,8 milliards d’euros contre 11,2 milliards d’euros en 2022. Les exportations françaises vers l’Algérie se sont établies à 4,49 milliards d’euros 2023 alors que les importations de biens algériens en France ont atteint 7,3 milliards d’euros. L’Algérie a conservé en 2023 sa place de second marché de destination des ventes françaises en Afrique.
Cependant, les relations entre Alger et Paris traversent une nouvelle phase de turbulences après l’annonce fin juillet de l’appui de Paris au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, un soutien que le président français Emmanuel Macron a réitéré lors de sa dernière visite à Rabat.
Entre l’Algérie et le Maroc, Xavier Driencourt a pris résolument le parti marocain puisqu’il affirmait, dans un entretien accordé au Figaro, que « pour Paris, il y avait sans doute plus d’avantages à se rapprocher de Rabat que de maintenir les faux-semblants avec Alger ». Pour rappel, l’ancien diplomate a définitivement scellé son rapprochement avec l’extrême droite française en rejoignant en 2023, un « comité stratégique » du média Livre noir avant de conseiller, une année plus tard, les dirigeants du Rassemblement national sur la politique internationale.
S.O

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