Université Oran 2 : La transformation numérique des finances publiques en débat
La Faculté des Langues Étrangères de l’Université Oran 2 Mohamed Benahmed abrite, depuis ce lundi, un colloque scientifique international intitulé «Transformation numérique et finances publiques en Algérie : réalité et défis». Cette rencontre dont les travaux se sont poursuivis, hier, est organisée par le Laboratoire des nouvelles tendances et défis pour les politiques de développement en Algérie, relevant de la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion de l’Université Oran 2, en collaboration avec la Chaire de l’ALESCO en fiscalité, les finances publiques de l’État et des collectivités locales de l’Université de Tlemcen. Ce colloque a réuni des experts et des chercheurs d’Algérie, de Chine, de Suisse, de Finlande et de France, pour discuter des derniers développements de la transformation numérique et de ses applications dans les finances publiques.
Les participants ont échangé des visions sur les défis et les opportunités que représente la numérisation. «La transition digitale s’inscrit dans le cadre du programme de modernisation globale du président de la République. C’est un levier de développement durable et inclusif, répondant à la nécessité de moderniser notre administration», a affirmé Othmane Aït Idir, directeur central au ministère des Finances et représentant du ministre Faid. Ce responsable a rappelé «la mise en place, au niveau du ministère des Finances, d’un Centre de données destiné à héberger tous les systèmes d’information du ministère». Il a aussi évoqué «la généralisation de solutions informatiques par la Direction générale du Domaine national» et «la généralisation du système d’information ‘Jibayatic’ lancé par l’administration fiscale, du portail électronique ‘Moussahamatic’, et la création par la Direction générale des Douanes, d’un centre de données permettant la numérisation progressive des procédures douanières».
Prenant la parole, Souhila Souilamas, directrice de la modernisation de l’administration fiscale à la Direction générale des Impôts, a énuméré les différents services digitaux mis en place pour faciliter les procédures fiscales. Cette intervenante a aussi évoqué la plateforme numérique «Tabaacom», qui permet de s’acquitter des droits de timbre à distance.
G. Salima