Tribunal criminel : Prison ferme pour apologie du terrorisme

Le tribunal d’appel d’Oran a condamné cette semaine A. Brahim et H. Tahar à des peines de trois et quatre de prison ferme pour apologie du terrorisme et appartenance à un groupe subversif activant à l’étranger. Rappelons qu’en première instance, les deux prévenus avaient été condamnés à quatre et sept ans d’emprisonnement.
Cette affaire remonte à 2018 lorsqu’un ressortissant algérien est expulsé du Liban où il purgeait une peine de 12 années de réclusion pour son implication dans des affaires de terrorisme. Aux autorités algériennes, l’homme a donné les noms de ses complices présumés dont A. Brahim qu’il a qualifié de recruteur pour le compte de groupes terroristes activant à l’étranger. Ces jeunes étaient envoyés soit en Irak ou encore au Liban où ils étaient incorporés dans des groupes terroristes présumés. Il a assuré avoir été lui-même contacté et enrôlé par le dénommé Brahim. Une enquête est alors ouverte et c’est ainsi qu’en décembre 2018, A. Brahim est arrêté au centre-ville de Tiaret. Le suspect déclarera avoir décidé en 2001 de prendre les armes aux côté des Palestiniens et pour y parvenir, il a entrepris des recherches pour entrer en contact avec des groupes armés établis à l’étranger. En 2004, son ami H. Tahar, qui partageait le même désir de combattre pour la Palestine, est arrivé à rejoindre le groupe «Tawhid wal Djihad», organisation faisant partie d’Al-Qaida en Irak. Brahim dit être resté en contact avec Tahar qui, quelques temps plus tard, le mettra en contact avec un Syrien répondant au nom d’Abou Samar qui accueillait ceux qui voulaient combattre dans les rangs des groupes terroristes. La poursuite des investigations déterminera que de nombreux jeunes Algériens ont été recrutés et rejoint des organisations armées en Irak ou ailleurs. A la barre du tribunal d’appel, A. Brahim et H. Tahar reviendront sur leurs déclarations et rejetteront toutes les accusations retenues contre eux. Ils expliqueront que même s’ils avaient de la sympathie pour les groupes armés qui luttaient contre l’entité sioniste, ils ne les avaient jamais rejoints ni même contactés. Alors que le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle, les avocats de la défense ont plaidé l’innocence. Zemmouri. L

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