Crise en Libye: Le plaidoyer d’Alger

Depuis New York, mardi, l’Algérie a réitéré son appel à la communauté internationale pour maintenir son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Libye. Elle a également renouvelé son engagement envers les efforts destinés à restaurer la paix, la stabilité et la réconciliation dans ce pays.
Lors d’un briefing semestriel du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, consacré à la situation en Libye, Amar Bendjama, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, a exprimé la vive préoccupation de l’Algérie face à la crise persistante. Il a déclaré que la communauté internationale a une responsabilité morale et une dette envers le peuple libyen, insistant sur la nécessité d’une action collective immédiate face à un bilan humanitaire et institutionnel désastreux.
Par ailleurs, M. Bendjama a rappelé les fondements de la position algérienne sur le dossier libyen qui s’axent sur le respect de la souveraineté libyenne, la priorité accordée à la stabilité régionale et la sacralité de la justice.
L’Algérie condamne fermement toutes les formes de violence, quelle que soit leur origine, et appelle la CPI à travailler dans le cadre du principe de complémentarité, en collaborant avec les autorités judiciaires libyennes sans chercher à les remplacer.
Le diplomate algérien a souligné que l’établissement d’un pouvoir judiciaire fort et indépendant est essentiel pour une stabilité durable. Il a également exhorté la communauté internationale à aider à renforcer les capacités nationales libyennes, en mettant l’accent sur l’indépendance et l’efficacité du système judiciaire afin de rétablir la confiance et la primauté du droit dans le pays.
M. Bendjama a insisté sur le fait que les interventions de la CPI doivent éviter de raviver les tensions internes en Libye. Il a critiqué les pressions politiques externes qui pourraient influencer ses démarches et a plaidé pour que les actions de la CPI soient strictement fondées sur des preuves tangibles.
Abordant la situation en Palestine, M. Bendjama a dénoncé les violences continues, notamment dans la bande de Gaza, et appelé la CPI à émettre des mandats d’arrêt contre les criminels de guerre responsables. Il a affirmé que l’engagement de la CPI à poursuivre ces violations constituerait un test de sa crédibilité et de sa neutralité.
Mehdi Salah
