Tribunal criminel: Perpétuité pour le crime de la gargote de St-Pierre

Le tribunal criminel d’Oran a condamné, la semaine dernière, B. Mohamed à la perpétuité pour homicide volontaire sur la personne de son collègue de travail.
Les faits se sont déroulés dans une gargote du quartier de Saint-Pierre, dans le centre-ville d’Oran, où le prévenu et la victime travaillaient. Le 7 août 2023, la police reçoit un appel d’un citoyen signalant la présence du corps d’un homme gisant dans une mare de sang à l’intérieur de la cuisine du restaurant. A leur arrivée, les policiers et les éléments de la protection civile, dépêchés sur les lieux, découvrent le corps d’un homme gisant dans son sang, avec plusieurs blessures au dos, à l’omoplate et à la main. Un grand couteau maculé de sang se trouve à proximité de la dépouille.
Les caméras de surveillance n’ayant rien révélé de probant, l’enquête s’est tournée vers les autres employés de la gargote. Les témoignages révèlent qu’une dispute verbale avait éclaté le jour du drame entre la victime et le prévenu, tous deux âgés d’une trentaine d’années. Dans un premier temps, ils ne s’en inquiètent pas vraiment, les altercations entre les deux hommes étaient fréquentes et finissaient en général assez rapidement. Mais cette fois-là, un cri perçant les alerte. Ils se précipitent dans la cuisine et découvrent, horrifiés, la victime à terre avec des blessures au dos et un rouleau à pâtisserie à la main, et le prévenu tenant un grand couteau.
Interrogé, le propriétaire de la gargote explique que la victime qui était son demi-frère et travaillait avec lui, lui avait révélé que le prévenu volait de l’argent dans la caisse en son absence, ce qui avait engendré plusieurs altercation entre les deux hommes.
Après le meurtre, le prévenu a pris la fuite mais il a été rapidement arrêté par la police. Lors de son interrogatoire, il a déclaré qu’il n’avait jamais imaginé que la dispute dégénérerait à ce point et finirait par la mort. Il affirmera également n’avoir jamais eu l’intention de tuer celui qui, dira-t-il, était comme un frère pour lui.
Lors de l’audience, le prévenu a maintenu sa version des faits en rejetant l’intention criminelle et plaisant l’accident, mais les témoignages des autres employés soulignent son tempérament violent et des agissements douteux.
Le procureur de la République a requis la peine de mort alors que la défense a, de son côté, plaidé l’homicide involontaire et demandé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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