Marché parallèle de la devise : L’euro enregistre sa première baisse depuis quatre ans

Sur le marché parallèle de la devise, l’euro enregistre sa première baisse depuis quatre ans, soit depuis la crise sanitaire liée à la Covid-19. Les principales devises étrangères, dont l’euro et le dollar, enregistrent un recul de leur valeur par rapport au dinar
algérien.

Chez les cambistes installés près du consulat espagnol au centre-ville d’Oran, l’euro se négociait, jeudi dernier, à 253 dinars à l’achat et à 255 dinars à la vente. Quelques jours auparavant, l’euro avait atteint le record de 257 dinars à l’achat et de 259 dinars à la vente. Ce recul intervient juste après l’annonce du plafonnement du montant annuel en devises autorisé pour les voyageurs à la sortie du pays. Un règlement signé par le gouverneur de la Banque d’Algérie, publié dans le journal officiel, fixe le montant autorisé pour les résidents à la sortie du pays à 7.500 euros par an, au lieu de 7.500 euros à chaque voyage, comme c’était le cas auparavant. La nouvelle réglementation qui est entrée en vigueur le 21 novembre dernier intervient après l’annonce d’une augmentation de l’allocation touristique. Ces deux mesures signent un début de déclin de la valeur des principales devises en circulation sur le marché noir de change, d’autant que parmi les principaux clients de ce marché, on retrouve les voyageurs vers l’étranger.
Début octobre, le président de la République avait ordonné une augmentation substantielle du montant de l’allocation touristique, octroyée une fois par an au profit des voyageurs à l’étranger. Alors qu’il s’approchait de son record historique de plus de 260 dinars, l’euro a subi un repli. En juillet dernier, soit au début des vacances estivales, l’euro se négociait à 239 dinars algériens à l’achat et à 240 dinars à la vente. Une flambée a été enregistrée suite à l’arrêté signé par le ministère des Finances et publié, le 1e août dernier, au dernier Journal officiel.
Eu égard à cette loi, les émigrés ne pourront plus effectuer le change sur le marché noir de la devise et devront passer par la banque ou des bureaux de change officiels. «Les voyageurs non-résidents exportant des montants, importés et non utilisés en Algérie, doivent présenter au bureau des douanes, le formulaire de déclaration de la monnaie souscrite à l’entrée, visé par un guichet de la Banque d’Algérie, un guichet d’une banque, intermédiaire agréé et/ou un bureau de change constatant les opérations de change effectuées durant leur séjour en Algérie», stipule l’arrêté.
Depuis la crise du coronavirus, la monnaie européenne a nettement flambé. Il y a une année, l’euro ne dépassait pas les 215 dinars alors que le dollar américain s’échangeait à 206 dinars. Il y a une année, juste après la publication de la liste des agences de voyage et de tourisme autorisées à organiser les voyages de la Omra de 2024 par l’Office national de Hadj et Omra, l’euro a enregistré une flambée. Chez les cambistes, l’euro avait atteint 231 dinars à l’achat et 228 dinars à la vente, soit 15% de hausse depuis un an et une hausse spectaculaire de 44% en dix ans. Il y a deux ans, l’euro valait 200 dinars, contre 160 dinars, il y a dix ans.
G.S

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