Personnes aux besoins spécifiques : La vision de Soraya Mouloudji

Lors d’une plénière tenue mercredi soir à l’Assemblée populaire nationale (APN), Soraya Mouloudji, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a mis en avant le caractère inclusif du projet de loi relatif à la protection et à la promotion des personnes aux besoins spécifiques. Cette approche intégrée vise à garantir davantage de droits et à renforcer l’autonomie de cette catégorie de la population.

Mme Mouloudji a souligné que le plan d’action de son ministère repose sur des mesures concrètes pour intégrer les personnes aux besoins spécifiques dans la vie sociale et économique. « Cette démarche englobe la sensibilisation, la facilitation de l’accès aux espaces publics, aux moyens de transport, aux technologies d’assistance, ainsi que l’insertion professionnelle et la participation active à la vie culturelle et sportive », a-t-elle déclaré.
Dans le domaine de la formation et de l’éducation spécialisées, la ministre a mis en avant un réseau national comptant 239 établissements spécialisés et 19 annexes. Ces structures se répartissent en 161 centres psychopédagogiques pour enfants déficients mentaux ; 46 écoles pour enfants malentendants ; 24 écoles pour enfants malvoyants et 8 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés moteurs.
Encadrés par un personnel pluridisciplinaire de plus de 15 000 professionnels, ces établissements offrent un accompagnement adapté pour favoriser le développement et l’autonomie des enfants concernés.
Mme Mouloudji a également évoqué les mesures spécifiques en faveur des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA). Actuellement, 161 espaces spécialisés au sein des centres psychopédagogiques prennent en charge plus de 5 700 enfants présentant des TSA.
Les enfants présentant un autisme léger, quant à eux, sont orientés vers des classes spécialisées intégrées aux établissements scolaires classiques. « Nous comptons aujourd’hui 1 422 classes spécialisées relevant du secteur de l’Éducation nationale », a-t-elle précisé.
Face à la demande de plusieurs députés d’augmenter le taux des postes de travail réservés aux personnes aux besoins spécifiques, actuellement fixé à 1 %, la ministre a souligné que le projet de loi utilisait l’expression « au moins ». Cette formulation permet d’envisager une augmentation, tout en rappelant les mesures incitatives prévues pour encourager les employeurs à aménager des postes adaptés.
Dans le volet social, Mme Mouloudji a mentionné plusieurs mesures déjà en place avec la gratuité des transports ou une réduction tarifaire selon le taux d’incapacité et des avantages en matière de logement, notamment la priorité d’accès aux logements en rez-de-chaussée pour les personnes concernées.
Ce projet de loi s’inscrit dans une vision globale visant à réduire les inégalités et à renforcer l’inclusion des personnes aux besoins spécifiques dans tous les aspects de la vie. Mme Mouloudji a conclu en affirmant que « le chemin vers une société plus inclusive exige des efforts continus et des politiques fondées sur l’équité et le respect des droits humains ».
Mehdi Salah

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